Les étudiants du Centre de Formation et de Perfectionnement (CFP) Lolo Andoche ont présenté leurs chefs-d’œuvre de fin de formation. Ces futurs créateurs ont soumis leurs œuvres à l’appréciation d’un jury composé d’experts de la mode.
Sept étudiants ont présenté, samedi 10 août 2024, leurs travaux de fin de formation au CFP Lolo Andoche, à Cotonou. Après trois années d’apprentissage intensif en stylisme et modélisme, les jeunes créateurs ont soumis leurs œuvres à un jury pour évaluer leur maîtrise des techniques de création et de stylisme.
Charlemagne Amoussou, promoteur de la marque Lolo et fondateur du CFP Lolo Andoche, a exprimé sa gratitude envers les enseignants pour leur dévouement durant ces trois années de formation. « Ces enfants ont réellement fait 36 mois de formation, et ils ont acquis beaucoup de connaissances », a-t-il déclaré. Surpris par la qualité des créations, Amoussou a félicité les étudiants pour leur capacité à rivaliser avec des créateurs expérimentés. « Nous sommes fiers d’avoir transmis notre savoir à ces jeunes, qui l’ont magnifiquement exprimé dans leurs créations », a-t-il ajouté.
Le thème de la soutenance, « La Royauté », a permis aux étudiants de puiser dans les traditions africaines pour créer des tenues inspirées des rois et reines d’antan. « Beaucoup ont effectué des recherches approfondies sur les ethnies Yoruba, Fon, Ghanéenne, Éthiopienne et Égyptienne », a souligné Amoussou, qui a salué l’ingéniosité des étudiants dans l’interprétation de ce thème.
Bernardine Agassou, créatrice de mode et présidente du jury, a également félicité les étudiants pour leur sérieux et leur engagement. « Ils ont fait un travail remarquable. En tant que jury, nous avons dû être exigeants, mais je reconnais que leur performance est impressionnante », a-t-elle déclaré. Elle a encouragé les parents à soutenir leurs enfants dans la voie du stylisme, un métier qu’elle qualifie d’ »immortel » et de « créateur de valeur humaine« .
Les autres membres du jury ont également prodigué des conseils aux nouveaux diplômés. Félicien Casterman, président de l’Association des Créateurs de Mode du Bénin, a rappelé aux impétrants que « le véritable travail commence maintenant », les invitant à ne pas avoir peur de l’échec et à exploiter les outils modernes comme l’internet et les réseaux sociaux pour se démarquer.
Impressions des impétrants
Zannou Stéphanie, qui a travaillé sur le thème du royaume de Dahomey, a exprimé sa fierté d’avoir pu créer des tenues modernes inspirées de son patrimoine culturel. « Innover encore et toujours, c’est la clé pour captiver l’attention dans le domaine », a-t-elle affirmé.

Othniel Amah, pour sa part, a présenté une collection inspirée de la royauté, avec des tenues symbolisant la puissance et l’élégance des rois africains. Il a annoncé son intention de poursuivre sa carrière en mode en ouvrant sa propre entreprise.

Morou Nihad Mondoukpè a choisi de mettre en avant l’Égypte, un pays qu’elle considère comme méconnu en Afrique de l’Ouest. « Je suis fière de tout ce que j’ai appris et projeté dans mes créations », a-t-elle déclaré.

Douna Fruda, également satisfaite de sa performance, a expliqué que sa création visait à moderniser les tenues royales pour les adapter aux nobles du 21e siècle. « Le Bénin est en pleine évolution, et j’ai voulu refléter cela dans mes créations », a-t-elle confié.

Enfin, Capo Chichi Angela a partagé son ambition de se perfectionner dans le marketing de mode et de créer sa propre marque. « Le stylisme, c’est le meilleur métier du monde, et je sais que ça paye beaucoup », a-t-elle conclu.

