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Francophonie : à Cotonou, 103 acteurs de la société civile réunis pour peser sur les décisions avant le Sommet de Phnom Penh

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La société civile francophone a entamé deux jours de concertations à Cotonou à compter de ce lundi 28 au mardi 29 septembre 2026 pour préparer sa contribution au XXe Sommet de la Francophonie, prévu en novembre à Phnom Penh, au Cambodge. Quelque 103 participants prennent part à cette XVIe Assemblée plénière de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales de la Francophonie (COING), avec pour objectif de définir la feuille de route 2026-2028 et de formuler des recommandations qui seront portées devant les chefs d’État et de gouvernement

À Cotonou, les organisations de la société civile accréditées auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont entamé, ce lundi 28 septembre, deux jours de travaux consacrés à leurs priorités pour les prochaines années. L’objectif est notamment de dégager des orientations communes qui alimenteront la Déclaration destinée au prochain Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh en novembre.

Les travaux sont placés sous le thème « Réinvestir dans la paix : mobiliser la société civile francophone pour une prospérité partagée, des territoires résilients et une stabilité durable ». Au total, 76 participants sont présents sur place et 27 prennent part aux échanges à distance.

Cette Assemblée doit également permettre d’élire une nouvelle équipe dirigeante de la COING. Les participants auront ensuite à arrêter la feuille de route de la prochaine mandature, pour la période 2026-2028.

Six laboratoires pour fixer les priorités

Les échanges ne se limitent pas aux prises de parole en plénière. Les organisateurs ont choisi de faire travailler les participants dans six laboratoires, où ils confrontent leurs expériences et leurs constats de terrain. Chaque groupe doit faire ressortir, mardi, trois à cinq orientations qui seront ensuite soumises au vote de la plénière.

Le premier laboratoire porte sur la paix, la démocratie, les droits humains et la diplomatie citoyenne. D’autres groupes se penchent sur la langue française, la diversité culturelle et la création, ainsi que sur l’éducation, la formation, la jeunesse et l’employabilité.

L’économie, le numérique, l’innovation et le développement durable figurent également parmi les sujets abordés. Un autre laboratoire s’intéresse aux réponses à apporter aux crises climatiques, sanitaires, sécuritaires, migratoires et alimentaires. Le dernier est consacré à la gouvernance, à la visibilité et à la capacité d’action de la COING.

Pour Claude Musavyi, président de la COING de la Francophonie, cette organisation doit permettre de faire émerger des propositions à partir des réalités vécues par les organisations membres. « Cette Assemblée est le lieu où la diversité de nos organisations devient une force collective, où nos expériences de terrain peuvent devenir des propositions et où nos engagements peuvent se transformer en alliances et en actions concrètes », a-t-il déclaré.

À quelques semaines du Sommet, il a aussi insisté sur la responsabilité de la société civile. « Notre responsabilité est de faire entendre une société civile francophone engagée, exigeante, constructive et capable d’agir », a-t-il ajouté.

Des actions concertées pour promouvoir la paix

Pour Désiré Nyaruhirira, conseiller spécial de la Secrétaire générale de l’OIF, cette participation de la société civile prend une importance particulière face aux crises actuelles. « Face aux crises, face aux fractures que traversent nos sociétés et à la fragilisation du multilatéralisme, la paix ne peut pas être l’affaire des seuls États, des seuls gouvernements ou des seules institutions. Elle se construit aussi dans les territoires, au sein de nos communautés, par le dialogue, l’engagement du citoyen. C’est précisément là que la société civile a un rôle majeur à jouer », a-t-il affirmé.

Avant de lancer officiellement les travaux de cette Assemblée, le Secrétaire Général du ministère des Affaires étrangères, Franck Armel Afoukou, a appelé à une action concertée entre les pouvoirs publics et les organisations de la société civile. « Nous savons que l’action publique à elle seule ne saurait relever l’ensemble des défis auxquels nous faisons face. Les enjeux sécuritaires, les inégalités persistantes, les vulnérabilités économiques et sociales exigent une mobilisation collective », a-t-il déclaré.

Les travaux de la XVIe Assemblée plénière de la COING doivent s’achever mardi 29 septembre avec l’adoption des principales orientations et de la Déclaration de Cotonou. Ces documents constitueront la contribution de la société civile francophone au XXe Sommet de la Francophonie.

Philippe G. LOKONON


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