L’Alliance des professionnels des médias pour la santé au Bénin (APMS-Bénin), avec l’appui de l’Association béninoise pour le marketing social et la communication pour la santé (ABMS), a lancé une formation itinérante de trois jours à l’endroit des journalistes et créateurs de contenus. L’objectif est de renforcer leurs connaissances sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, afin d’améliorer la qualité des informations diffusées.
Une formation consacrée à la santé et aux droits sexuels et reproductifs (SDSR) a démarré ce mardi 5 mai 2026 pour les journalistes et créateurs de contenus. Portée par l’Alliance des professionnels des médias pour la santé au Bénin (APMS-Bénin), avec le soutien technique et financier de l’Association béninoise pour le marketing social et la communication pour la santé (ABMS), l’initiative vise à mieux outiller les professionnels des médias sur ces questions.
La première étape s’est déroulée dans les locaux de Guérite TV, à Porto-Novo. Les participants y ont reçu des notions de base sur la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR), mais aussi des conseils pratiques pour traiter ces sujets avec plus de rigueur et de professionnalisme.
Pour les organisateurs, cette formation qui entre dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la liberté de presse, répond à un triple défi : celui d’actualisation et d’approfondissement des connaissances des journalistes et créateurs de contenus sur la SDSR ; de l’identification et de la déconstruction des idées reçues et fausses informations couramment relayées sur ces sujets ainsi que celui de l’outillage des professionnels des médias pour la production de contenus fiables, responsables et susceptibles d’avoir un impact positif sur les comportements et les politiques.
Le président de l’APMS-Bénin, Venance Tonongbé, a rappelé l’importance de mieux encadrer le traitement de ces sujets dans les médias. « Dans un contexte marqué par la circulation rapide des informations, il est essentiel que les journalistes et créateurs de contenus soient mieux outillés pour traiter avec rigueur et responsabilité des sujets aussi sensibles que stratégiques », a-t-il déclaré.
Du côté de l’ABMS, Jean-Eudes Dakin, coordonnateur de la communication mass média et digitalisation, a insisté sur l’impact attendu. « Notre démarche en accompagnant cette initiative de l’APMS-Bénin, c’est de pouvoir outiller les différents professionnels des médias sur les notions essentielles quand on parle de santé, quand on parle de droits sexuels et reproductifs, afin de pouvoir les aider à traiter de manière professionnelle, efficace, et surtout avec des évidences », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Avec des professionnels et des médias bien informés, bien outillés sur ces questions-là, il va de soi qu’on ait une société qui soit bien informée, qui ait les informations crédibles et les services de santé qu’il faut. »
En plus des communications, des exercices pratiques sont prévus. Les participants s’exercent à la rédaction d’articles, à la production de contenus pour les réseaux sociaux et à la réalisation d’émissions radio. L’objectif est de favoriser des productions « fiables, responsables et à fort impact ».
Impressions de participants
Les premiers échanges ont été bien accueillis. À l’issue d’une causerie-débat, Achille Yémalin Oussou a partagé son ressenti : « C’est une causerie-débat qui nous a formé en même temps qu’elle nous a permis d’être informés. En tant que père de famille, j’ai compris que la sexualité est d’abord une question d’orientation avant d’être un choix. Il est donc nécessaire d’apprendre à déconstruire les préjugés autour des orientations contraires aux nôtres. »
Même constat pour Léonard Justin Marie Adjayi, journaliste, qui envisage déjà des changements dans son travail. « Je pensais que c’est à l’âge adulte que l’on pouvait être confronté à certaines maladies sexuelles. Mais je comprends aujourd’hui que depuis le bas âge, on peut être exposé à certaines pathologies », a-t-il indiqué, annonçant la création prochaine d’une rubrique dédiée à la santé sexuelle.
Après Porto-Novo, cap sera mis sur Bohicon, Dassa-Zoumè et Abomey, où d’autres journalistes et créateurs de contenus seront formés sur site.

