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Présidentielle 2026 au Bénin : subventions, assurance maladie et retraite, la promesse de campagne du candidat Romuald Wadagni aux agriculteurs

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Dans le cadre de la présidentielle de 2026, Romuald Wadagni met l’agriculture au cœur de son projet de société. Le candidat propose un mécanisme d’accompagnement des producteurs incluant l’amélioration des rendements, une couverture santé et la constitution d’une retraite.

L’agriculture figure en tête des priorités affichées par Romuald Wadagni dans son projet de société 2026-2033 présenté samedi 21 mars 2026 à Cotonou. Le candidat de la mouvance entend déployer un programme structuré en faveur des producteurs agricoles, avec pour objectif d’améliorer leurs rendements tout en intégrant des mécanismes de protection sociale, notamment l’assurance maladie et la retraite.

Dans son argumentaire, il met en avant la situation actuelle des agriculteurs. « Nous savons très bien que 3 millions de producteurs agricoles aujourd’hui sont des actifs qui, pour beaucoup d’entre eux, sont dans un état de pauvreté », déclare-t-il. Il évoque des conditions de vie difficiles, marquées par l’absence de couverture sanitaire et de sécurité financière à la fin de la vie active. « Quand ils sont malades, ils ont du mal à se soigner. Quand ils finissent à 50 ans, la force les lâche, ils n’ont pas de retraite », ajoute-t-il.

Selon lui, cette situation a des répercussions sociales. « Les enfants sont devenus la seule assurance retraite dans le monde rural », souligne-t-il, en évoquant notamment les mariages précoces et la forte natalité.

Pour y répondre, Romuald Wadagni mise sur l’amélioration des rendements. Il prend l’exemple du maïs, dont la production varie entre 1 et 1,2 tonne à l’hectare. « Avec un bon encadrement, avec les bons intrants, avec la mécanisation, nous pouvons aller à plus de 5 tonnes à l’hectare », explique-t-il.

Le dispositif envisagé repose sur un accompagnement complet des producteurs : fourniture de semences améliorées, engrais, mécanisation et suivi technique. En contrepartie, un mécanisme de partage des résultats est prévu. « Si à la fin de la récolte, vous avez moins de votre tonne à l’hectare, on vous paye », explique-t-il. En cas de production supérieure au rendement habituel, une partie de l’excédent serait prélevée en nature.

Cette part collectée servirait à financer trois volets : la reconduction du programme pour la saison suivante, la prise en charge de la santé des producteurs et la constitution d’une épargne pour leur retraite. « On se charge de commercialiser et avec cet argent, on fait ces trois choses », a-t-il promis.

Un nouveau système qui viendra remplacer les anciens qui n’ont pas porté de fruits jusque-là. Toutefois, cette promesse ne sera valable que si le peuple lui accorde sa confiance et le propulse à la tête de l’Exécutif au soir du 12 avril prochain.

Philippe G. LOKONON


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