Judicaël Hounwanou, colistier de Paul Hounkpè du parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), a détaillé lundi 30 mars, plusieurs engagements phares du projet de société du duo candidat à l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Des promesses de campagne qui visent un apaisement du climat sociopolitique au Bénin.
À moins de deux semaines de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, le duo Paul Hounkpè – Judicaël Hounwanou multiplie les sorties de terrain. Lors d’un meeting tenu lundi 30 mars dans le Mono, le candidat au poste de vice-président a présenté les grandes lignes de leur projet politique, axé notamment sur une réforme constitutionnelle et des mesures d’apaisement sociopolitique.
Face aux militants et sympathisants, Judicaël Hounwanou a insisté sur la souveraineté populaire. « C’est le peuple béninois qui est le dépositaire du palais de la Marina. Le pouvoir appartient au peuple », a-t-il déclaré, affirmant que les électeurs ont déjà fait leur choix.
Dans son intervention, il a également critiqué la gouvernance actuelle, évoquant des décisions difficiles pour les populations. « On ne peut pas finir de serrer les ceintures et aller prendre des fils de fer », a-t-il lancé, en référence aux mesures économiques jugées contraignantes.
Le colistier de Paul Hounkpè a surtout mis en avant un engagement fort : l’organisation d’un référendum dès les premières heures en cas de victoire. « Dans l’urgence, il y aura un référendum. Et on va vous convier », a-t-il annoncé, convaincu que le peuple rejettera certaines dispositions actuelles.
Selon lui, ce processus devrait conduire à une révision de la Constitution. « Nous allons inviter le Parlement monocolore à rapidement nous sortir de l’impasse, à revoir la copie. Il y aura une nouvelle constitution », a-t-il poursuivi.
Au-delà des réformes institutionnelles, Judicaël Hounwanou a évoqué la tenue d’assises nationales. Celles-ci auraient pour objectif de favoriser le retour des exilés politiques et la relecture de certains dossiers judiciaires. « Il y aura des assises nationales pour le retour de nos frères et la relecture des procès biaisés », a-t-il indiqué tout en mentionnant la situation d’anciens responsables politiques et de personnalités incarcérées.

