Dans son dernier rapport, la Banque mondiale classe le Port autonome de Cotonou (PAC) derrière Port-Soudan et Mombasa pour sa contribution au transport de produits céréaliers. Avec un flux estimé à 10,5 milliards de kilocalories et une capacité annuelle de manutention de 2 millions de tonnes, le PAC se positionne comme un acteur stratégique pour la sécurité alimentaire en Afrique.
Le Port autonome de Cotonou (PAC) figure désormais parmi les meilleures infrastructures portuaires d’Afrique subsaharienne pour le transport et la manutention des produits alimentaires. Selon le rapport 2025 de la Banque mondiale intitulé « Transport connectivity for food security in Africa: strengthening supply chains », le port béninois se classe troisième en matière de flux alimentaire, avec une estimation de 10,5 milliards de kilocalories (Kcal) transitant chaque année par ses installations.
Ce classement place le PAC juste derrière Port-Soudan au Soudan, qui affiche un flux de 11,9 milliards de Kcal, et Mombasa au Kenya, avec 11,7 milliards de Kcal. Le port de Cotonou devance toutefois ceux de Djibouti (9,6 milliards Kcal) et Abidjan (9,2 milliards Kcal), confirmant sa montée en puissance dans la logistique alimentaire sur le continent.
Outre son volume de transit, le rapport met en lumière la capacité de manutention du PAC, estimée à 2 millions de tonnes de céréales par an, un atout crucial pour la région de l’Afrique de l’Ouest, fortement dépendante des importations de denrées alimentaires.
Un hub stratégique
La Banque mondiale souligne également la capacité du port de Cotonou à adapter ses infrastructures à la réception et au traitement de produits en vrac, comme le riz, le poisson ou la volaille congelée, souvent reconditionnés en sacs avant d’être redistribués. Ces produits sont ensuite expédiés vers les marchés des pays enclavés, notamment le Nigeria, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, renforçant ainsi la vocation régionale du port.
Au-delà du transport de denrées alimentaires, le PAC joue un rôle dans l’exportation des cultures de rente du Bénin. Il constitue la principale porte de sortie pour des produits comme le coton, la noix de cajou ou encore les oléagineux, à destination du marché mondial.
Avec ce classement, le Port autonome de Cotonou confirme son positionnement stratégique dans les chaînes d’approvisionnement africaines, non seulement pour répondre aux enjeux de sécurité alimentaire, mais aussi pour soutenir l’économie béninoise et celles des pays voisins.

