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Médecine et arts en Chine : des robots remplacent désormais les apprenants sur les bancs de l’école

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Une école pas comme les autres vient d’ouvrir ses portes en Chine, réservée aux robots. À Hangzhou, une trentaine de machines humanoïdes suivent des cours de médecine, d’arts et de service, avant de rejoindre le monde du travail.

À l’école des robots de Hangzhou, dans l’est de la Chine, ce ne sont pas des élèves en chair et en os qui s’installent sur les bancs, mais des machines. Selon les informations de l’AFP relayées par plusieurs médias, cet établissement, rattaché à l’Institut de recherche en robotique de l’université du Zhejiang, forme sa toute première promotion, trente robots destinés à l’industrie, aux services, à la sécurité et au divertissement.

Dans ces salles de classe, les robots y apprennent à préparer un café, à servir un client ou encore à jouer de la flûte et de la batterie, des gestes simples pour un humain, mais qui représentent un vrai défi technique pour une machine appelée à évoluer dans des environnements changeants.

Avant d’obtenir leur diplôme, ces élèves un peu particuliers passent par plusieurs étapes. Ils subissent d’abord des évaluations physiques, destinées à mesurer leurs capacités de mouvement et leur stabilité. Ils suivent ensuite des cours adaptés à ces capacités, dans des domaines aussi variés que la médecine et les arts, avant de passer un examen final qui débouche sur une certification de compétences.

Fait inhabituel, ce ne sont pas des parents qui inscrivent ces élèves, mais les entreprises qui les fabriquent. Leur objectif, étendre les capacités de leurs machines pour les rendre plus fonctionnelles et efficaces avant de les proposer sur le marché du travail.

Une classe en pleine expansion

L’école prévoit d’accueillir entre deux cents et trois cents robots d’ici les trois prochaines années. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais le directeur adjoint de l’Institut le relativise, une fois qu’un robot a été entièrement formé, tout robot partageant la même base matérielle acquiert automatiquement les mêmes capacités. Autrement dit, chaque diplôme profite potentiellement à toute une série de machines identiques.

L’un des robots présents sur place illustre bien cet esprit d’apprentissage. Fabriqué par l’entreprise chinoise Unitree, l’humanoïde Wuji se présente lui-même comme un stagiaire et confie, d’une voix féminine, qu’il est « encore en formation, donc un peu nerveuse ».

Cette école n’est qu’une pièce d’un mouvement bien plus large. Pékin a lancé cette année un plan national pour accélérer le déploiement des robots humanoïdes dans plus d’une centaine de secteurs d’ici la fin de l’année, alors que la Chine domine déjà largement le marché mondial de ces machines.

Philippe G. LOKONON


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