Un homme d’affaires béninois a été condamné à 7 ans de prison ferme et à une amende de 600 millions de francs CFA par la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) lundi 20 juillet 2026. Relaxé au bénéfice du doute en première instance en décembre 2025, il a finalement été reconnu coupable d’escroquerie via internet.
Achille Chaou, un homme d’affaires béninois, ne bénéficiera finalement pas de la relaxe obtenue en première instance. La chambre des appels de la CRIET a annulé cette décision et l’a reconnu coupable d’escroquerie via internet. Il est condamné à 7 ans de prison ferme, à une amende de 600 millions de francs CFA et à la confiscation de plusieurs biens révélés par l’enquête patrimoniale.
Selon Libre Express, la chambre des appels, en réexaminant le dossier lundi 20 juillet 2026, a infirmé la décision rendue le 22 décembre 2025 par la chambre correctionnelle de la CRIET, qui avait relaxé Achille Chaou au bénéfice du doute.
Une décision de première instance renversée
Le 22 décembre 2025, Achille Chaou avait quitté la CRIET libre. Les juges de première instance avaient estimé que le doute devait lui profiter dans le dossier d’escroquerie via internet.
Poursuivi pour « fausses attestations et escroquerie via internet », il a toujours rejeté les faits qui lui étaient reprochés.
À l’audience du 3 novembre 2025, le ministère public avait demandé cinq ans de prison ferme et un million de francs CFA d’amende. Le parquet affirmait que les investigations avaient permis de le relier à des faits de trafic de drogue et de cybercriminalité, en s’appuyant notamment sur de faux contrats retrouvés dans son ordinateur.
Les avocats de la défense avaient contesté ces éléments. Ils soutenaient que les pièces produites ne citaient pas le nom de leur client et que les extractions informatiques n’avaient pas été réalisées en sa présence. Ils avaient demandé sa relaxe.
À l’arrivée, la chambre des appels n’a finalement pas suivi cette analyse et a prononcé sa condamnation. Le mis en cause dispose toutefois d’un délai de 3 jours pour pourvoir le dossier en cassation.

