Les propriétaires et conducteurs de véhicules gros porteurs ont désormais trois mois pour se conformer aux nouvelles mesures de circulation des véhicules de transport dans l’agglomération du Grand Nokoué. Un système d’exploitation et de gestion des services de transport routier a été adopté en Conseil des ministres ce mercredi 3 septembre 2025.
À partir du 1er janvier 2026, les véhicules poids lourds ne pourront plus circuler à tout moment ni sur tous les axes routiers dans les agglomérations du Grand Nokoué. Ce système d’exploitation et de gestion des services de transport routier a été adopté par décret ce mercredi 3 septembre par les membres du gouvernement réunis en Conseil des ministres.
Cette mesure intervient suite à un constat qui révèle que la circulation de ces véhicules provoque des nuisances sonores, de la pollution atmosphérique, des perturbations de la mobilité des usagers de la route ainsi que des risques d’accidents graves. « À cela s’ajoutent les stationnements anarchiques, la destruction des feux tricolores et d’autres équipements de sécurité routière, la dégradation de la chaussée en situation de panne, occasionnée par des écoulements de fluides et lubrifiants », a indiqué le compte rendu du Conseil.
Pour limiter les travaux de réparation et de réhabilitation des routes dégradées qui coûtent cher à l’État, et sécuriser les infrastructures urbaines en cours de modernisation dans les cinq villes du Grand Nokoué, à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Sèmè-Podji et Porto-Novo, le gouvernement a donc pris ce décret pour réglementer la circulation des véhicules lourds de transport de marchandises dans cette agglomération.
Le décret adopté ce 3 septembre entrera en vigueur le 1er janvier 2026, après un moratoire de trois mois accordé aux acteurs de ce secteur, a précisé le compte rendu du conclave.

