La justice sud-africaine a ordonné ce lundi 20 avril 2026 le placement en détention de l’activiste panafricaniste Kémi Séba, arrêté une semaine plus tôt pour tentative d’immigration clandestine. Cette procédure intervient alors qu’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin vise également l’intéressé.
Le procès de Stellio Gilles Robert Capo-Chichi, connu sous le nom de Kémi Séba, s’est ouvert ce lundi 20 avril 2026 en Afrique du Sud. L’activiste, son fils ainsi que François Van der Merwe, présenté comme son facilitateur de voyage présumé, avaient été interpellés le 13 avril pour tentative d’immigration clandestine vers le Zimbabwe. À l’issue de l’audience, la justice sud-africaine a ordonné leur mise sous mandat de dépôt.
Selon les éléments portés devant le tribunal, les trois hommes auraient tenté de franchir illégalement la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. Mais cette affaire judiciaire a déjà pris une dimension internationale en raison des poursuites engagées parallèlement par les autorités béninoises. Kémi Séba fait en effet l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État, incitation à la rébellion et incitation à la violence ». Ces accusations font suite à son rôle présumé dans le coup d’État déjoué du 7 décembre 2025.
Dans ce contexte, une délégation ministérielle béninoise s’est rendue en Afrique du Sud. Elle est composée du ministre des Affaires étrangères et du ministre de la Justice. Leur mission consiste à transmettre officiellement les dossiers relatifs à la demande d’extradition de l’activiste, afin qu’il puisse répondre devant la justice béninoise des faits qui lui sont reprochés.
La procédure en Afrique du Sud pourrait ainsi évoluer en fonction des suites données à cette requête d’extradition. En attendant, Kémi Séba et ses coaccusés restent en détention provisoire.

