L’École nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication (ENSTIC) de l’Université d’Abomey-Calavi a lancé la première édition de ses journées du patrimoine audiovisuel et du cinéma. L’événement se tient les 27 et 28 octobre 2026 et vise à penser l’avenir du cinéma au Bénin.
L’amphithéâtre Idriss Deby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi a servi de cadre, le 27 octobre 2026, au coup d’envoi des travaux de la première édition des journées du patrimoine audiovisuel et du cinéma organisées par l’École nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication (ENSTIC). Placées sous le thème « Cinéma, mémoire et innovation : penser l’audiovisuel de demain », ces journées visent à réfléchir sur l’avenir du cinéma au Bénin.
Le président du comité d’organisation, le docteur Alfred Djossou, a accueilli des collègues venus « du Nigeria et des États-Unis ». Les réflexions théoriques se tiennent à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Répartis en cinq axes majeurs, les travaux donneront lieu à la publication d’actes scientifiques.

Dans son allocution, le directeur de l’école, le professeur Ferdinand Kpohoué, a rappelé la force du cinéma dans nos sociétés. « Le cinéma conserve notre mémoire, l’innovation élargit nos possibilités », a-t-il affirmé. Il a invité les jeunes réalisateurs, producteurs et techniciens à s’approprier les récits locaux. Pour lui, la numérisation et l’intelligence artificielle ouvrent de nouvelles perspectives, mais elles ne doivent ni dénaturer l’authenticité culturelle ni faire oublier la rigueur éthique.
Le cinéma comme gardien de la mémoire
Au nom du recteur de l’UAC, le professeur Romain Hounzandji, a prononcé le discours d’ouverture des travaux. Préserver la mémoire audiovisuelle est selon lui une œuvre d’utilité publique, car « certaines traces s’effacent dans le silence non par manque de valeur, mais parce que nous n’avons pas toujours su mobiliser les moyens de leur sauvegarde. »

La création a eu également sa place dans ces journées, avec la restitution d’un concours de films documentaires réalisés par des étudiants. Le cinéaste, producteur et réalisateur béninois Ignace Yéchénou a partagé son expérience en la matière avec les étudiants. Il leur a expliqué les différents aspects du cinéma et de l’audiovisuel, avant de leur dire que « le cinéma n’est pas seulement un grand divertissement, il est aussi un moyen de transmission, un témoin de l’histoire et un moyen d’expression des peuples ».
Le colloque s’est achevé par la délibération et la remise des prix aux lauréats.

