Bloomfield Ratings relève la note souveraine du Bénin en monnaie locale de A+ à AA-. L’agence met notamment en avant l’évolution du déficit public, des recettes et de la dette, ainsi que les réformes économiques et budgétaires engagées par le pays.
Pour sa notation financière à long terme en monnaie locale chez Bloomfield Ratings, le Bénin passe désormais de A+ à AA-, avec une perspective stable. À court terme, la note reste à A1-, mais sa perspective évolue de stable à positive.
Le déficit budgétaire figure parmi les éléments examinés par Bloomfield. Il représentait 2,3 % du PIB en 2025, soit un niveau inférieur à la norme communautaire de 3 % de l’UEMOA.
L’agence relève également les progrès réalisés dans la mobilisation des recettes fiscales. Elle prend en compte les réformes destinées à renforcer les ressources publiques, ainsi que l’absence d’arriérés de paiement. Le Bénin conserve par ailleurs un accès aux financements concessionnels et commerciaux.
La dette publique représente un autre élément important de l’évaluation. Elle se situe autour de 50 % du PIB et est considérée comme soutenable par Bloomfield. L’agence relève aussi une dette largement composée d’emprunts à taux fixe, l’allongement des maturités et les mesures prises pour limiter les risques liés au refinancement.

L’évolution de l’économie béninoise a également pesé dans l’analyse. Le changement de base des comptes nationaux, avec 2023 comme nouvelle année de référence, a entraîné une réévaluation de 25,2 % du PIB. Bloomfield cite aussi la transformation du tissu économique, le développement du secteur tertiaire et les efforts d’industrialisation.
La situation sécuritaire reste toutefois considérée comme un facteur de risque pour les perspectives du pays. La nouvelle note tient donc compte des avancées relevées dans la gestion des finances publiques, mais aussi des risques susceptibles d’affecter les équilibres économiques.

