À Parakou, une jeune femme fabriquait clandestinement des boissons alcoolisées dans une chambre transformée en atelier de fabrication, sans la moindre autorisation. La police a démantelé son installation le jeudi 3 septembre 2026, dans le quartier Albarika.
Une distillerie de fortune installée dans une simple chambre du quartier Albarika, à Parakou, a été démantelée le jeudi 3 septembre 2026. Les hommes du commissariat du 1er arrondissement y ont interrompu la fabrication artisanale de Pastis, de Dry Gin et de Diamond Whisky, vendus comme des produits de marque alors qu’ils sortaient tout droit d’un mélange d’eau du robinet, d’arôme de synthèse et de colorants.
Selon le compte rendu de la Police républicaine sur sa page Facebook, une rumeur circulait depuis quelques semaines dans le 1er arrondissement de la cité des Kobourou, quelqu’un s’était improvisé distillateur, sans brevet ni déclaration à la douane. Les enquêteurs ont fini par localiser la source et ont mené une descente surprise dans une habitation du quartier Albarika.
En entrant, les policiers sont tombés sur une jeune femme en pleine production, dans une chambre transformée en laboratoire. Sur sa table de travail se trouvaient du Pastis, du Dry Gin et du Diamond Whisky faits maison, présentés comme des marques authentiques.

La perquisition a tourné à l’inventaire improvisé. Les enquêteurs ont saisi deux bidons de liquides non identifiés, des dizaines de bouteilles vides, des cartons d’emballage de grandes marques, ainsi qu’une collection d’étiquettes neuves et de colorants, de quoi transformer de l’eau du robinet et des arômes de synthèse en imitation de spiritueux de marque.
Face aux enquêteurs, la suspecte n’a pas nié les faits. Elle a reconnu opérer seule et vendre également en gros. Les investigations ont ensuite mené les policiers vers une seconde adresse, au quartier Alagar, où elle disposait d’un point de vente. Une équipe s’y est rendue et y a saisi quatre cartons supplémentaires de ces boissons frelatées.
L’ensemble du stock a été placé sous scellés. La jeune femme, elle, a été placée en garde à vue et devra prochainement s’expliquer devant le Procureur de la République sur l’origine de son activité et l’absence d’autorisation pour la fabrication de ces boissons.

