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100 jours de Romuald Wadagni au Bénin : santé, éducation, social… ce qui a déjà changé

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Trois mois après son investiture, plusieurs promesses de campagne de Romuald Wadagni ont déjà pris forme au Bénin, dans la santé, l’éducation et le social. Le ministre et Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, l’explique par trois grands facteurs qui ont propulsé les premières décisions marquantes du nouveau pouvoir en place.

Le 1er septembre 2026, Romuald Wadagni a franchi le cap de ses 100 premiers jours à la présidence. En trois mois à peine, une partie des engagements pris pendant la campagne s’est déjà traduite en décisions concrètes, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et sur le plan social. Pour le porte-parole du gouvernement, rien de tout cela ne relève de l’improvisation.

Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi 4 septembre 2026 à Cotonou, Wilfried Léandre Houngbédji a fait le lien entre les mesures sociales prises depuis l’investiture et les efforts économiques accumulés durant la décennie Talon.

L’héritage de Patrice Talon

« Les cent premiers jours du président Wadagni auront été particulièrement marqués par une plus grande tendance à la redistribution », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji.

Pour lui, cette redistribution n’est possible que parce qu’il y a eu, avant elle, une production de richesse. Cette richesse, il la situe surtout dans les dix années de gouvernance de Patrice Talon. « Si nous avons pu faire ça, c’est parce qu’évidemment, nous avons conscience qu’on ne partage que ce qu’on a produit », a-t-il expliqué.

Le porte-parole du gouvernement fait ainsi remonter le fil jusqu’à cette décennie de pouvoir de Patrice Talon, durant laquelle, selon lui, l’État et les citoyens ont uni leurs efforts pour faire croître la richesse nationale. « Ces dernières années, nous avons travaillé tous ensemble, Béninoises et Béninois, avec le gouvernement et les autres institutions de la République à produire davantage de richesses dans notre pays. Et c’est ça qui rend possible les décisions majeures qui sont prises par le Président Wadagni en début de magistère. »

Sous Wadagni, l’ère de la redistribution

C’est sur cette base que le gouvernement justifie les premières mesures sociales du nouveau mandat. Le 3 juin déjà, le Conseil des ministres décidait la gratuité de la scolarité dans le secondaire général et technique public pour toutes les filles, dès la rentrée 2026-2027. Une enveloppe de 20 milliards de francs CFA suivait, destinée à accélérer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les établissements publics qui en manquent encore. Et dans la santé, un milliard de francs CFA était mobilisé pour constituer des stocks d’intrants permettant de prendre en charge les urgences vitales sans exiger de paiement préalable.

Le 2 septembre, une nouvelle série de décisions est venue confirmer cette orientation. Près de 30 milliards de francs CFA ont été retenus pour les mesures sociales de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, avec des actions pour les cantines scolaires, les étudiants, les personnes handicapées et la formation technique. Les premières mesures du mandat touchent ainsi l’éducation, la santé, l’agriculture, la protection sociale et les services de base.

Une « continuité positive »

Le porte-parole du gouvernement se garde toutefois de présenter ces 100 premiers jours comme une rupture avec les dix années de Patrice Talon. Il parle plutôt de « continuité positive », pour qualifier le passage de témoin entre les deux hommes. Cette continuité se lit dans la poursuite de plusieurs politiques publiques héritées du mandat précédent, avec cette fois un accent plus marqué sur la redistribution et sur ce que les populations en retirent concrètement.

Le gouvernement met aussi en avant la rapidité de ses débuts. Investi le 24 mai 2026, Romuald Wadagni formait son gouvernement le jour même et tenait son premier Conseil des ministres quelques jours plus tard. Suivaient plusieurs déplacements dans la sous-région, au Niger, au Burkina Faso et au Mali, avec la volonté affichée de réchauffer les relations avec les pays voisins.

Pour Wilfried Léandre Houngbédji, cette rapidité tient aussi au profil du nouveau chef de l’État. « Nous avons eu par ailleurs un président de la République qui a déjà fait l’expérience du gouvernement », a-t-il relevé.

Cette expérience, ajoutée à la continuité politique, a permis selon lui à la nouvelle équipe d’être opérationnelle sans délai. « Toutes ces conditions font que le président Wadagni, ainsi que nous l’avions annoncé, a été opérationnel tout de suite avec son gouvernement. »

Après 100 jours, le gouvernement dresse donc un bilan à trois niveaux, la continuité avec la décennie Talon, la richesse produite durant cette période, et la redistribution qui s’ensuit aujourd’hui. « les fruits du travail collectif que nous avons engagé sur les années écoulées permettent aujourd’hui d’impacter aussi significativement les différents secteurs, les différentes cibles que le gouvernement identifie et qui ont besoin de la manifestation de la solidarité nationale », a conclu Wilfried Léandre Houngbédji.

Philippe G. LOKONON


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