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Trump aurait été exfiltré dans un conteneur : les dessous d’une opération secrète en Turquie face à des menaces d’assassinat

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Donald Trump aurait quitté discrètement la Turkiye après le sommet de l’Otan début juillet 2026, en raison de menaces d’assassinat attribuées à l’Iran. Une exfiltration inhabituelle pour le président américain.

Pour quitter la Turkiye après le sommet de l’Otan, Donald Trump aurait été discrètement exfiltré début juillet 2026 à bord d’un conteneur de restauration, avant de rejoindre un avion militaire plus petit. C’est ce que révèle une enquête du Washington Post publiée le lundi 10 août. L’opération a été décidée par le Secret Service, en charge de la sécurité du chef de l’État et des hauts responsables américains, face aux menaces d’assassinat provenants de l’Iran contre le président des États-Unis.

Toutefois, cette version est bien différente de celle présentée au moment du départ. Le 8 juillet, Donald Trump avait été filmé en train de monter à bord de l’ancien Boeing 747 d’Air Force One. Le choix de cet appareil avait alors été expliqué par les réserves affichées sur le niveau de sécurité du nouvel avion offert par le Qatar.

Mais selon le Washington Post qui cite un responsable américain resté anonyme, Donald Trump n’aurait pourtant pas quitté la Turkiye à bord de cet appareil. Après son passage dans le conteneur de restauration, il aurait rejoint un avion militaire plus petit.

Les trois appareils mobilisés ce jour-là ont ensuite volé vers le Royaume-Uni. À la base de Mildenhall, Donald Trump aurait retrouvé son équipe de la Maison Blanche ainsi que les journalistes qui l’accompagnaient, avant de poursuivre son voyage vers les États-Unis à bord de l’avion offert par le Qatar.

Des menaces gardées secrètes

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump avait expliqué à l’époque que l’escale à Mildenhall devait notamment lui permettre de montrer le nouvel avion aux soldats américains stationnés dans cette base britannique.

La Maison Blanche n’a pas démenti les menaces évoquées par le Washington Post. Interrogé par l’Agence France-Presse, le directeur de la communication, Steven Cheung, a déclaré que l’administration « utilise tous les outils à notre disposition pour faire face à ces menaces ».

Donald Trump avait dans un premier temps nié l’existence d’un risque particulier. Il avait ensuite évoqué lui-même, pendant le vol retour, de possibles tentatives d’assassinat visant sa personne.

D’autres précautions prises pendant le déplacement ont également retenu l’attention. Les journalistes présents à bord de l’avion présidentiel avaient reçu pour consigne de garder les stores des hublots baissés durant le vol, une mesure habituellement observée lors des déplacements dans des zones de guerre.

Le New York Times avait par ailleurs déjà relevé que l’avion offert par le Qatar ne disposait pas des mêmes équipements de sécurité que les précédents appareils présidentiels américains.

Philippe G. LOKONON


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