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Zakpota : il accompagne son ami pour relancer une relation amoureuse avec son ex-fiancée, les deux obtiennent un séjour en prison

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Après avoir retenu une jeune femme de 22 ans pendant près de deux jours pour tenter de la convaincre de reprendre une relation qu’elle avait rompue, un conducteur de zémidjan et l’un de ses proches comparaissent devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les deux hommes sont poursuivis pour des faits présumés de séquestration.

Un conducteur de zémidjan est poursuivi avec l’un de ses proches pour avoir, selon l’accusation, retenu une jeune femme de 22 ans à Zakpota afin de la convaincre de renouer avec lui. La victime enceinte d’un autre homme, affirme avoir été conduite au domicile du principal prévenu, où elle est restée du dimanche au lundi malgré son refus de reprendre cette relation.

Suite à un malaise simulé, la jeune femme a réussi à se faire conduire à l’hôpital par les deux hommes. Après une alerte donnée au personnel soignant, les deux mis en cause ont été interpellés puis placés sous mandat de dépôt avant d’être présentés devant la CRIET, le 2 juillet dernier.

Selon les faits rapportés par Bip radio, la victime entretenait une relation avec le principal prévenu depuis quatre à cinq ans et celui-ci avait officiellement demandé sa main. Après avoir mis fin à cette relation, elle est partie travailler à Cotonou, où elle a rencontré un autre homme. Au moment des faits, elle était enceinte de deux mois.

Une relation refusée malgré les insistances

La jeune femme raconte qu’après avoir présenté son nouveau compagnon à sa famille, elle a été interceptée sur le chemin du retour par son ancien fiancé et un de ses proches. Tous deux l’auraient emmenée au domicile du principal prévenu.

Elle affirme n’avoir subi aucune violence physique, mais dit avoir fait l’objet de nombreuses pressions pour reprendre son ancienne relation. Les deux hommes lui auraient même proposé de reconnaître comme leur l’enfant qu’elle attendait.

À la barre, le principal prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré qu’il souhaitait uniquement reprendre la vie commune avec son ancienne fiancée. Son coaccusé a, pour sa part, contesté les accusations.

La victime a indiqué ne réclamer aucune réparation. Sa famille a toutefois demandé qu’un état des dépenses engagées par l’ancien fiancé soit établi afin d’envisager un éventuel remboursement.

Au cours des débats, la CRIET a rappelé que le mariage forcé ou toute union sans le consentement libre des deux personnes est réprimé par la loi au Bénin. Les juges ont également souligné que le refus de la jeune femme devait être respecté.

L’affaire a été renvoyée au 27 août 2026, date prévue pour les réquisitions du ministère public.

Philippe G. LOKONON


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