La police républicaine a saisi plus de 90 kilogrammes de cocaïne cachés sous un navire porte-conteneurs battant pavillon étranger, au port de Cotonou. Des enquêtes bientôt lancées pour déterminer l’origine des stupéfiants.
Une importante opération menée discrètement pendant deux jours a permis aux forces de sécurité béninoises de réaliser l’une des plus grandes saisies de drogue enregistrées récemment dans les eaux du pays. L’intervention a été conduite par l’Unité Spéciale de Police Fluviale et Maritime (USPFM) dans le bassin portuaire de Cotonou, entre les 16 et 17 mai 2026, dans le cadre de la lutte contre le trafic international de stupéfiants par voie maritime.
À l’issue de l’opération, les agents de l’USPFM ont récupéré cinq ballots de produits suspects dissimulés dans la crépine du navire, une partie immergée de la coque servant à filtrer l’eau utilisée pour le refroidissement du bâtiment. Cette méthode de dissimulation est régulièrement utilisée par des réseaux de trafic international afin d’échapper aux contrôles portuaires.
Des analyses ont ensuite confirmé qu’il s’agissait bien de cocaïne. Le poids total de la drogue saisie dépasse quatre-vingt-dix kilogrammes. Les produits récupérés ont été remis à l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et Précurseurs (OCERTID), chargé des enquêtes techniques et des suites judiciaires dans les affaires liées aux stupéfiants.
La technique consistant à cacher la drogue sous la coque des navires, parfois appelée « go-fast sous-marin » ou fixation magnétique, est connue des services spécialisés et documentée par plusieurs organismes internationaux, notamment l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Pour l’instant, aucune arrestation n’a été officiellement annoncée dans cette affaire. L’OCERTID poursuit les investigations afin d’identifier et de remonter les réseaux impliqués dans ce trafic.

