Poursuivie pour incitation à la rébellion et apologie de crimes contre la sûreté de l’État, une femme encourt cinq ans de prison ferme pour un message publié dans un groupe WhatsApp le jour de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025.
Une femme jugée pour une publication sur WhatsApp, en lien avec la tentative de coup d’État déjouée au Bénin en décembre 2025, risque cinq ans de prison ferme et une amende de cinq millions de francs CFA. Le ministère public a formulé cette demande le mardi 17 mars 2026 lors d’une audience à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Selon Bip radio, les faits remontent au 7 décembre 2025. Dans un groupe WhatsApp, la prévenue aurait écrit : « Si ce n’est pas un matin, ce serait un soir », en réaction aux événements de la journée.
Interpellée après cette publication, elle a été présentée à la CRIET. Lors de l’enquête, elle a déclaré avoir copié le message ailleurs. Mais les investigations ont conclu qu’elle en serait l’auteure.
Le parquet estime que ces propos relèvent de l’incitation à la rébellion et de l’apologie de crimes contre la sûreté de l’État. Il a donc demandé à la Cour de la déclarer coupable et de prononcer une peine de cinq ans de prison ferme, accompagnée d’une amende de cinq millions de francs CFA. Le délibéré est attendu le 14 avril 2026.

