Le gouvernement béninois a adopté, en Conseil des ministres, un décret portant statut de l’artiste et des professionnels de la culture. Le texte vise à doter les acteurs du secteur d’un cadre juridique, social et économique clair, afin de mieux encadrer l’exercice de leurs activités et de renforcer l’industrie culturelle nationale.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 4 mars 2026, l’Exécutif béninois a posé un nouveau jalon dans la réforme du secteur culturel avec l’adoption d’un décret consacrant le statut de l’artiste et des professionnels de la culture en République du Bénin. Cette décision, qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation engagée depuis plusieurs années, entend offrir aux artistes, acteurs et promoteurs culturels un cadre juridique, social et économique formel, destiné à structurer durablement leurs activités et à sécuriser leurs parcours professionnels.
Dans son compte rendu, le gouvernement rappelle que « d’importantes réformes ont été engagées dans le domaine des arts et de la culture pour donner une stature internationale à notre pays ». Il cite notamment « la construction des arènes culturelles, l’allègement des mesures fiscales dans ce secteur, [et] la diversification des guichets et des outils d’appui technique et financier au profit des acteurs qui y interviennent ».
Malgré ces avancées, un vide subsistait. « Le statut même de l’artiste reste à organiser pour permettre aux acteurs d’en bénéficier pleinement », souligne le Conseil des ministres. Autrement dit, les investissements consentis et les dispositifs d’appui existants nécessitaient un socle normatif solide pour produire tous leurs effets.
Le décret adopté répond à cette exigence. Selon le compte rendu, il a pour objectif « de doter les artistes et les professionnels de la culture du Bénin d’un statut juridique, social et économique ». Le texte « affirme les droits fondamentaux de ceux-ci, précise la qualification et l’encadrement des contrats de collaboration professionnelle, les conditions d’accès aux professions artistiques et de soutien de l’État ».
Le gouvernement met également en avant l’enjeu économique. L’adoption du décret « permettra un renforcement de l’arsenal juridique à travers la mise en place d’un cadre normatif propice à l’exercice des professions y relatives, en vue du développement d’une véritable industrie culturelle et créative pourvoyeuse de richesse et d’emplois au Bénin ».
À travers ce nouveau statut, l’Exécutif ambitionne ainsi de transformer le potentiel culturel national en levier structuré de croissance, en garantissant aux artistes et professionnels concernés un environnement plus protecteur, plus lisible et plus favorable à l’essor de leurs activités.

