Le gouvernement prévoit de construire trois centres d’accueil et d’hébergement pour les victimes de violences basées sur le genre (VBG) à Parakou, Allada et Savalou. La décision a été prise en Conseil des ministres mercredi 4 mars afin de combler l’absence de structures d’hébergement provisoire dans le dispositif actuel de prise en charge des victimes.
L’État béninois veut renforcer la protection et l’accompagnement des victimes de violences basées sur le genre à travers la création de centres spécialisés. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 4 mars 2026, le gouvernement a autorisé la contractualisation avec une entreprise expérimentée pour réaliser les études techniques et conduire les travaux de construction de trois centres d’accueil à Parakou, Allada et Savalou. Ces infrastructures doivent notamment permettre d’offrir un hébergement temporaire sécurisé aux victimes, un élément encore absent du dispositif actuel.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, la prise en charge des victimes repose sur cinq formes d’assistance à savoir : « le soutien psychologique, la prise en charge médicale, l’assistance juridique et judiciaire, la prise en charge psychologique et l’accompagnement social. »
Dans ce système, l’accompagnement social joue un rôle central. Il permet notamment d’identifier les besoins urgents des victimes et de leur apporter un appui immédiat. « De façon spécifique, l’accompagnement social permet de prendre en compte leurs besoins tels que la mise en confiance, l’écoute, l’évaluation et la réponse aux besoins urgents y compris l’hébergement provisoire dans un cadre sécurisé, respectueux de ses droits et garantissant la confidentialité et la non-discrimination. »
Ce suivi inclut également une évaluation plus approfondie de la situation de la victime afin de faciliter sa réinsertion.
Mais malgré ces mécanismes, un élément clé manque encore dans la chaîne de prise en charge. « Le volet “hébergement provisoire” indispensable au protocole de prise en charge fait défaut. », a reconnu le Conseil.
La construction de ces centres vise donc à répondre à ce besoin. Ils permettront d’offrir un cadre sécurisé où les victimes pourront être accueillies temporairement tout en bénéficiant d’un accompagnement psychologique, social, médical et juridique.
Pour concrétiser ce projet, le gouvernement a autorisé la contractualisation avec une entreprise chargée de conduire les études techniques et de réaliser les travaux.

