Le Groupe de la Banque mondiale accorde un financement de 137 millions de dollars, soit environ 77,9 milliards de FCFA, pour accélérer l’intégration numérique au Bénin, au Libéria et en Sierra Leone. L’initiative vise notamment à élargir l’accès à l’internet haut débit à plus de 5,2 millions de personnes, développer les services numériques et soutenir les startups.
Le Bénin, le Libéria et la Sierra Leone bénéficient d’un financement de 137 millions de dollars du Groupe de la Banque mondiale pour accélérer leur transformation numérique. Ce soutien, estimé à environ 77,9 milliards de FCFA, vise à améliorer l’accès à l’internet haut débit, développer les services numériques et soutenir l’écosystème entrepreneurial dans les trois pays.
Approuvée le 10 mars 2026, l’initiative s’inscrit dans la deuxième phase du Projet d’intégration numérique régionale en Afrique de l’Ouest (WARDIP). Le programme prévoit l’extension et la modernisation des infrastructures numériques, l’amélioration de l’environnement des affaires et l’accompagnement des entreprises technologiques.
Selon la Banque mondiale, environ 5,2 millions de personnes seront connectées à l’internet haut débit dans les trois pays concernés. En parallèle, près de 5,4 millions de nouveaux utilisateurs devraient accéder à différents services numériques.
« Cette nouvelle initiative permettra à l’Afrique de l’Ouest d’accélérer sa transformation économique en créant des emplois, en renforçant la résilience et en favorisant l’émergence d’un marché numérique régional plus intégré », a indiqué Michel Rogy, directeur régional de la Banque mondiale pour le numérique et l’intelligence artificielle. Il souligne que le projet répond notamment au défi d’« une connectivité coûteuse et peu fiable limitant la compétitivité et l’accès des populations aux opportunités numériques ».
Les investissements porteront sur le déploiement de réseaux haut débit plus performants, l’amélioration de la connectivité internationale et le renforcement des centres de données. L’objectif est aussi de favoriser le développement d’emplois numériques et d’améliorer l’accès aux services publics et privés en ligne.
Le projet prévoit également un appui au développement des compétences. Environ 9 000 personnes, dont des femmes et des jeunes, bénéficieront de formations dans des domaines liés au numérique, notamment l’intelligence artificielle, la cybersécurité et l’entrepreneuriat.
« En harmonisant les réglementations, en modernisant la gouvernance numérique et en améliorant la concurrence sur les marchés régionaux, WARDIP2 crée un environnement plus prévisible et plus attractif pour les investissements », a expliqué Marina Wes, directrice par intérim de l’Intégration régionale pour l’Afrique à la Banque mondiale. Elle souligne que le projet soutiendra également les réformes réglementaires et contribuera à réduire les coûts de déploiement des infrastructures.
Soutiens aux startups
Un volet important est consacré aux entreprises innovantes. Le programme prévoit de renforcer les écosystèmes d’entrepreneuriat numérique, de soutenir les PME et de faciliter l’accès au financement. Plus de 140 startups numériques, dont certaines dirigées par des femmes, devraient bénéficier d’un accompagnement pour développer leurs activités et accéder aux marchés régionaux.
Lancé en novembre 2023, le programme WARDIP vise à élargir l’accès à internet et à promouvoir un marché numérique régional en Afrique de l’Ouest. Sa première phase a concerné la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Mauritanie, avec pour objectif d’améliorer l’accès aux services numériques pour environ 1,3 million de personnes.

