Quatre personnes ont été arrêtées à Pahou pour un vol de moto commis sous la menace d’une machette. Parmi elles, deux receleurs basés à Cotonou, qui auraient racheté puis revendu l’engin volé.
Deux hommes soupçonnés d’avoir dépouillé un conducteur de taxi-moto à Pahou ont été arrêtés le vendredi 21 août 2026. Deux autres personnes, accusées d’avoir racheté et écoulé la moto volée, ont aussi été interpellées. Les quatre suspects se trouvent actuellement en garde à vue au commissariat de l’arrondissement de Pahou.
Selon le compte rendu de la Police républicaine sur sa page Facebook, tout est parti d’une course en taxi-moto le jeudi 13 août 2026. Un conducteur avait pris en charge deux clients au marché de Pahou, direction Ouidah. Le trajet s’est arrêté net après l’usine de tracteurs de Vassého, où les deux passagers ont sorti une machette et forcé le conducteur à leur laisser sa moto, une Bajaj, avant de disparaître dans la nature.
En allant déposer sa plainte, la victime a donné un détail qui allait tout changer. Avant de monter sur la moto, ses deux agresseurs avaient salué des connaissances près du marché, un signe qu’ils n’étaient pas des inconnus dans la zone. Les enquêteurs de Pahou se sont appuyés là-dessus pour orienter leurs recherches.

Le vendredi 21 août, vers 17 heures, l’équipe d’intervention du commissariat a fini par intercepter deux individus dans le secteur. En fouillant leurs affaires, les policiers sont tombés sur une machette qui correspondait à celle utilisée lors de l’agression.
Une fois au commissariat, les deux suspects ont fini par tout reconnaître. Ils ont aussi avoué avoir fait le même coup ailleurs, entre Pahou, Tori et Allada, toujours avec la même méthode, voler les motos à Pahou pour les revendre à Cotonou.

Deux receleurs cueillis à Cotonou
Avec ces aveux en main, les enquêteurs se sont rendus à Cotonou pour arrêter les deux receleurs. Ceux-ci ont reconnu sans détour avoir acheté les motos volées à bas prix avant de les revendre à leur tour.
Les quatre hommes restent pour l’instant au commissariat de Pahou, le temps que leurs dossiers soient bouclés et transmis au Parquet. L’affaire devrait ensuite passer devant le Procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah.

