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Forum social des fiertés 2026 au Bénin : la Déclaration de Cotonou fixe 10 recommandations pour protéger les groupes vulnérables

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À l’issue du Forum social des fiertés organisé du 28 au 30 juillet 2026 à Cotonou, les participants ont adopté une déclaration assortie de dix recommandations. Le document appelle à des actions concrètes en faveur de l’inclusion, de la protection des groupes vulnérables et du renforcement de la cohésion sociale.

Les participants à la première édition du Forum social des fiertés veulent désormais voir les engagements se traduire en actes. Dans la Déclaration de Cotonou adoptée à la clôture des travaux, ils proposent une feuille de route articulée autour de dix recommandations destinées à mieux protéger les groupes vulnérables et à faire progresser leur inclusion dans la société.

Dès les premières lignes du document, les signataires dressent un constat. Ils rappellent que de nombreuses personnes continuent d’être confrontées aux violences, aux discriminations et à diverses formes d’exclusion. Sont notamment concernées, les personnes issues des minorités sexuelles et de genre, les personnes vivant avec un handicap ainsi que les personnes atteintes d’albinisme. Pour les participants, comprendre ces différentes vulnérabilités dans leur ensemble est indispensable pour rendre les actions en faveur des droits humains plus efficaces.

Cette conviction s’accompagne d’un engagement fort. Les signataires réaffirment que « les droits humains sont universels, indivisibles et interdépendants et qu’aucune considération culturelle, religieuse ou politique ne saurait justifier leur violation à l’encontre de quelques groupes que ce soit ». Ils s’engagent également à « porter, chacun dans son domaine d’action, la voix des personnes de minorité sexuelle et de genre, des personnes vivant avec un handicap et des personnes atteintes d’albinisme, afin que leur dignité soit pleinement reconnue et protégée ».

Au-delà de cette déclaration de principe, le document interpelle directement les pouvoirs publics. Les participants demandent aux États et aux institutions de « renforcer le cadre légal et institutionnel de protection des groupes vulnérables, à doter les mécanismes nationaux de plainte et d’accompagnement des moyens nécessaires à leur efficacité et à veiller à l’application effective des conventions internationales librement ratifiées ».

Une responsabilité partagée

Les recommandations ne s’adressent toutefois pas uniquement aux autorités publiques. Les organisations de la société civile sont invitées à « consolider leur coopération, à travers des coalitions nationales, régionales et internationales, pour porter d’une seule voix le plaidoyer en faveur des droits humains ».

Dans le même esprit, les partenaires techniques et financiers sont appelés à soutenir durablement les actions jugées prioritaires, notamment en matière de protection juridique, de sécurité numérique, d’inclusion économique et sociale ainsi que de protection des défenseurs des droits humains.

Luc Agblakou, président fondateur de Hirondelle Club Bénin

Le secteur privé est également invité à prendre sa part en « s’associant aux efforts d’inclusion économique et sociale des groupes vulnérables, notamment par la création d’opportunités d’emploi, de formation et d’entrepreneuriat exempte de toute discrimination ».

Les auteurs de la déclaration n’oublient pas non plus le rôle des communautés, des responsables religieux et traditionnels ainsi que des médias. Ils les invitent à « s’engager dans un dialogue respectueux et continu, propice à la sensibilisation, à la déconstruction des préjugés et à la promotion du vivre ensemble ».

Enfin, toutes les parties prenantes sont appelées à s’approprier la feuille de route stratégique 2026-2028 adoptée au terme du forum. Les participants prévoient également la mise en place d’un mécanisme de suivi annuel afin d’évaluer, en toute transparence, les progrès réalisés dans l’application des engagements.

Cap sur 2028

La Déclaration de Cotonou s’achève sur « un appel solennel à l’action collective pour la protection de la dignité humaine, la promotion du vivre ensemble, la paix, la cohésion sociale et l’inclusion de toutes les couches de la société sans distinction aucune ». Dans cette dynamique, les participants donnent déjà rendez-vous à Cotonou en 2028 pour la deuxième édition du Forum social des fiertés, avec l’objectif de faire le bilan des engagements pris et de poursuivre les actions engagées.

Philippe G. LOKONON


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