L’examen du baccalauréat, session normale de juin 2026, a démarré dans la matinée de ce lundi 15 juin 2026 sur l’étendue du territoire national. Au CEG Houètô, dans la commune d’Abomey-Calavi, les épreuves ont été lancées dans une atmosphère mêlant calme, stress et sourires. Lameteo a recueilli les impressions de plusieurs candidats à l’ouverture des compositions.
Au collège d’enseignement général de Houètô, l’un des 140 centres de composition retenus pour l’examen du baccalauréat 2026 au Bénin, environ 650 candidats se sont présentés pour cette première matinée consacrée notamment à l’épreuve de Français.
Quelques heures avant le lancement des épreuves, les premiers candidats ont commencé à arriver sur le site à l’aube. La brume occasionnée par l’averse de la veille et l’orage de ce matin pèse lourdement sur l’atmosphère.
Les apprenants, pour la plupart, se sont fait accompagner d’un parent ou confier à un conducteur, auxquels l’accès à la cour de l’établissement est strictement interdit.
Des sacs en bandoulière, les mines serrées, le stress se lit sur certains visages. Tenaillée par le trac, Espoire Yessin, candidate au Bac série B, peine à trouver ses mots. « Je suis un peu stressée, mais ça va. Ce matin, c’est l’épreuve de Français et je sais que je vais travailler dedans », a-t-elle bredouillé.

Malgré sa quiétude perturbée, l’adolescente affiche sa confiance. « Je me suis apprêtée pour affronter toutes les épreuves. Toutefois, les épreuves que j’attends le plus sont l’Histoire-géographie et l’Économie. J’ai révisé mes cours, repris les exercices effectués à l’école afin d’être prête. »
Sa camarade, Bénédicte Bessan, de la même série, attend quant à elle l’épreuve inaugurale du Bac : le Français. Mais ses pensées sont aussi tournées vers deux disciplines inscrites au programme dans l’après-midi. « Je pense à la SVT et aux Mathématiques. » Son souhait, celui de tout candidat au baccalauréat, est de réussir à tirer son épingle du jeu cette année.
Entre appréhension et confiance
Cependant, la quête du premier diplôme universitaire ne prive pas tous les visages de sourire. Venu d’un établissement privé de la place, Jean-Bedel n’a pas perdu sa gaieté. Une mine dégagée qu’il attribue à ses nombreuses révisions et à sa longue préparation.
« Ce matin, je me sens tellement en joie de commencer l’épreuve de Français et je suis prêt à l’affronter. Je me suis bien préparé pour cet examen. Je suis prêt dans toutes les matières d’aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Le candidat accorde aussi une place centrale à ce parchemin. « Le Bac, c’est la clé de mon avenir et je cherche surtout la bourse », a-t-il laissé entendre.

Démarrage sans incident
À 8h00, la sirène a retenti dans les salles du centre pour donner le coup d’envoi des compositions. Les candidats ont alors entamé quatre heures d’épreuve consacrées au Français, première discipline inscrite au programme de cette session.
Après cette première journée, les candidats du centre du CEG Houètô, à l’instar de leurs pairs des 139 autres sites de composition retenus sur le territoire national, poursuivront les épreuves jusqu’au jeudi 18 juin prochain, avec l’espoir de décrocher ce diplôme qui ouvre les portes de l’enseignement supérieur.

