En 2025, le Bénin est devenu le principal acheteur africain de volaille russe, en concentrant plus de 40 % des achats en valeur sur le continent. Un résultat important, même si la Russie occupe encore une place limitée sur le marché africain de la volaille.
Selon l’agence de presse russe Interfax, qui s’appuie sur des données publiées en février par Agroexport, l’organisme russe chargé de promouvoir les exportations agricoles, la Russie a exporté environ 35 000 tonnes de viande de volaille vers l’Afrique en 2025. Ces ventes représentent un montant total de 51 millions de dollars. Dans ce volume, le Bénin arrive largement en tête avec 41,1 % des achats en valeur.
La République démocratique du Congo suit avec 21,56 % des exportations russes vers l’Afrique, tandis que le Ghana représente 11,7 %. À eux trois, ces pays concentrent près des trois quarts des ventes russes de volaille sur le continent cette année.
Malgré cette progression, Agroexport souligne que la volaille russe reste encore peu présente dans les importations africaines globales. Le marché africain continue en effet d’être largement dominé par des acteurs comme le Brésil, les États-Unis et l’Union européenne.
Les chiffres de la FAO montrent d’ailleurs une forte hausse de la demande en Afrique. Entre 2020 et 2024, les importations africaines de volaille sont passées de 2 millions à 2,44 millions de tonnes, soit une augmentation de 19 %. Dans le même temps, la valeur de ces importations a grimpé de 37 %, atteignant 2,63 milliards de dollars.
Avec ses 35 000 tonnes exportées vers l’Afrique, la Russie représente encore moins de 1,5 % des importations africaines totales enregistrées en 2024. Le potentiel de progression reste donc important.
Pour le Bénin, cette position de premier client africain de la volaille russe relance les questions sur la promotion de la production locale de volailles.

