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Coup d’État déjoué au Bénin : maître Robert Dossou rappelle l’interdit absolu du « putsch »

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Au lendemain de la tentative de coup d’État avortée au Bénin, maître Robert Dossou est monté au créneau. Invité sur Bip Radio, l’ancien président de la Cour constitutionnelle a fermement condamné le recours à la force, rappelant l’interdit absolu du putsch dans les textes nationaux et internationaux.

Maître Robert Dossou s’est exprimé, ce lundi 8 décembre 2025 sur Bip Radio, au lendemain de la tentative de coup d’État déjouée au Bénin. L’ancien président de la Cour constitutionnelle dénonce une initiative incompréhensible et contraire aux fondements républicains.

« Je dois dire que cela m’a surpris. Je ne pourrais penser qu’à l’heure actuelle, en République du Bénin, les gens puissent penser faire un putsch », a-t-il déclaré. Pour l’homme de droit, toute prise de pouvoir par la force viole les textes nationaux et les engagements internationaux.

« Le putsch est interdit par les règles de la CEDEAO, de l’Union africaine et des Nations unies. Le “putsch” contrarie la Constitution de la République du Bénin », rappelle-t-il, avant de souligner qu’« aucune des pathologies institutionnelles ou politiques de notre pays ne peut appeler comme thérapie l’intervention de putsch. Pour nous, c’est un interdit. »

L’ancien président de la Cour s’interroge sur la formation civique des corps militaires. « Je me demande si on enseigne ces instruments (juridiques, Ndlr) dans les écoles militaires. S’ils ne le font pas, il faudrait désormais que, dans l’espace CEDEAO, tous les textes qui concernent cette question soient enseignés », propose-t-il.

Selon maître Dossou, le respect des traités est une exigence de droit. « Nous avons délégué une souveraineté. Tous les chefs d’État ont pris des actes qu’on doit respecter, « pacta sunt servanda ». À partir du moment où notre État a souscrit à cela, toutes les institutions et tous les citoyens doivent s’incliner devant ces règles. »

Pour prévenir ces dérives, il recommande un renforcement de l’éducation civique, dès les premières classes : « Dès l’école primaire, on peut commencer à enseigner la CEDEAO. Et dans les écoles militaires, il faut leur enseigner ces questions. Les militaires n’ont pas la culture de ces instruments. Ce n’est pas bon. »

Philippe G. LOKONON


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