lamétéo.info
Actualités

Nouveau code électoral au Bénin : voici les 7 réserves de l’Église catholique

Partager

Lors d’une cérémonie organisée ce jeudi à Cotonou, la Conférence des Évêques du Bénin a officiellement exprimé ses préoccupations concernant la récente modification du code électoral béninois. Cette prise de position fait suite à un colloque scientifique organisé par l’Église catholique du Bénin, axé sur les enjeux du nouveau cadre législatif.

L’analyse de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin, modifiée par la loi n°2024-13 du 15 mars 2024, a suscité des débats riches entre diverses personnalités du monde scientifique, des experts nationaux et internationaux en analyse électorale, en médiation dans les processus de paix, des représentants de partis politiques, des autorités religieuses, des leaders d’opinion, des têtes couronnées, et des représentants de diverses associations et composantes de la société civile.

De ces échanges, il ressort que le maintien de la paix, condition essentielle du vivre-ensemble, nécessite une attention particulière aux contingences sociopolitiques, une écoute attentive des citoyens, et une prise en compte de leurs préoccupations actuelles relatives au code électoral régissant les élections de 2026 au Bénin. Parmi ces préoccupations, on peut citer :

  1. Les conditions de révision des lois électorales sans discussion ouverte et concertation préalable des parties prenantes autour des préoccupations concernant les électeurs en général et les partis politiques en particulier.
  2. Le règlement circonstanciel dans le code électoral de certains problèmes réels, préjudiciables au vivre-ensemble tels que : les modalités de parrainage et d’attribution de siège dans un contexte de non-association de toutes les parties prenantes à une élection, les partis politiques de tout bord légalement reconnus, les autorités religieuses et traditionnelles, les organisations de la société civile, les citoyens détenteurs de la souveraineté nationale déléguée aux élus dans le cadre d’une élection régulière, libre, juste, crédible et inclusive.
  3. Le durcissement des conditions d’éligibilité pour l’élection présidentielle à travers les modalités de parrainage qui ne garantissent pas la possibilité pour tous les partis politiques légalement reconnus de présenter des candidats.
  4. Le seuil de 20 % de suffrage par circonscription électorale pour l’attribution des sièges pour les élections législatives.
  5. La faible représentativité de l’opposition parmi les membres de la CENA, organe chargé de la gestion des élections. Faible représentativité qui laisse planer une méfiance sur l’impartialité des membres ainsi que la transparence et la crédibilité qui devraient caractériser les différents scrutins.
  6. La réduction de la liberté de choix des citoyens par rapport à leur mandataire.
  7. L’absence de prise en compte des exigences des instruments internationaux, régionaux et sous-régionaux relatifs à la démocratie, aux élections et à la gouvernance régulièrement ratifiés par le Bénin.

La Conférence des Évêques du Bénin appelle les autorités à revoir ces modifications pour garantir des élections libres, justes, crédibles et inclusives, en conformité avec les principes démocratiques et les aspirations du peuple béninois.


Partager

Articles similaires

Autotest VIH. : un dépistage du VIH à pratiquer chez soi en toute confidentialité

Venance TONONGBE

Assan Séibou, député BR, sur sa proposition de révision constitutionnelle : “La loi sur le système partisan ne permet pas une cohabitation”

Venance TONONGBE

Tension Bénin-Niger : La FCBE lance un appel au Bénin, au Niger et à la Chine

Venance TONONGBE

Laissez un commentaire

You cannot copy content of this page