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Fête des Pères au Bénin : L’histoire émouvante de Cyrille Houetohossou, un père monoparental exemplaire

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À l’occasion de la Fête des Pères, Lameteo a rencontré un père monoparental, Cyrille Houetohossou. Le cinquantenaire partage son émouvante expérience de monoparentalité. Après la perte de sa conjointe, il a dû assumer seul l’éducation de ses trois enfants depuis 13 ans. Il nous raconte les défis qu’il a surmontés alors que le benjamin n’avait que 06 mois au décès de sa mère dans un accident de circulation.

Extrait de l’interview à écouter !

Dans quelles circonstances vous êtes-vous retrouvé en tant que parent monoparental ?

Cyrille Houetohossou : Vous savez, dans la vie, plusieurs circonstances amènent l’un des membres du couple à être monoparental. Parfois, cela arrive suite à des séparations ou des incompréhensions. Parfois, c’est le rappel à Dieu de l’un des conjoints. Pour ma part, c’est le deuxième cas : ma conjointe a été rappelée à Dieu.

Comment gérez-vous cette séparation ?

Cyrille Houetohossou : En fait, c’est une situation qu’on ne souhaite à personne. C’est très difficile. Pour moi, cela est arrivé quand les enfants étaient petits. L’aîné avait 6 ans, la cadette 3 ans, et le dernier 5 mois. J’ai dû chercher une nourrice pour m’aider avec le plus jeune, qui était encore au biberon. Pour les autres, j’assume le rôle de maman et de papa : je prépare, je lave les habits, je fais tout ce que fait une mère. Même si vous trouvez une nouvelle conjointe, ce n’est pas facile, car il est rare de trouver quelqu’un qui accepte de se sacrifier pour des enfants qui ne sont pas les siens. En bref, j’y suis arrivé en jouant tous les rôles.

Comment assurez-vous l’éducation de vos enfants, surtout celle de votre fille ?

Cyrille Houetohossou : Le mot ‘éducation’ est très vaste. Si je comprends bien, vous vous demandez comment j’arrive à les encadrer à la maison et à l’école pour qu’ils ne fassent pas de bêtises. J’ai une petite licence en sciences de l’éducation, donc je connais différentes formes d’éducation : coercitive (autoritaire), démocratique et libertaire. Moi, j’ai adopté l’éducation démocratique. Cela implique de causer avec les enfants, de les responsabiliser, de leur expliquer pourquoi ils doivent ou ne doivent pas faire certaines choses. Les considérer comme des amis permet de résoudre beaucoup de problèmes. En bref, je parle beaucoup avec mes enfants, tant à l’école qu’à la maison, pour les guider.

Quels sont les problèmes auxquels vous êtes confronté ?

Cyrille Houetohossou : Les problèmes ne manquent jamais dans l’éducation des enfants, à la maison et à l’école. Même avec une éducation démocratique, il y a parfois des tensions. Parfois, j’utilise des techniques d’éducation autoritaire, je punis et j’encourage. Éduquer un enfant n’est pas facile. Si vous voulez que vos enfants réussissent à l’école, vous devez assumer toutes les responsabilités. Anticiper sur leur santé est crucial pour éviter qu’ils ne manquent les cours. Les parents doivent tout faire pour que leurs enfants soient toujours aptes à suivre leur éducation, qu’il s’agisse de l’école ou d’un apprentissage.

Qu’est-ce qui vous a motivé à rester monoparental alors que vous aviez la possibilité de vous remarier ?

Cyrille Houetohossou : Il y a plusieurs raisons. La nouvelle conjointe pourrait ne pas prendre soin des enfants comme leur mère, ce qui est très difficile à trouver. J’ai essayé, mais ça n’a pas marché. J’ai décidé de rester seul pour le bien-être des enfants. Aujourd’hui, les enfants ont grandi : celui qui avait 5 mois a maintenant 13 ans, celui qui avait 3 ans en a 16, et celui qui avait 6 ans en a 19. Donc, je suis libre. La raison principale est de s’assurer du bien-être des enfants. Il est parfois préférable de choisir des gouvernantes ou des personnes pour vous aider plutôt que de trouver une nouvelle conjointe.

Qu’est-ce qui vous a maintenu dans votre décision ?

Cyrille Houetohossou : Le désir de conduire ces âmes innocentes que Dieu nous a confiées, c’est-à-dire les enfants, et de les pousser à devenir quelqu’un de bien. Maintenant que les enfants ont grandi et que je ne suis pas encore trop vieux, je pourrais envisager de trouver une nouvelle conjointe. Les enfants aussi cherchent leur propre chemin, donc il pourrait être temps pour moi de penser à l’avenir.

Quel message adressez-vous aux personnes dans la même situation que vous ?

Cyrille Houetohossou : Je leur dirais d’être très courageux. C’est une situation qui demande beaucoup de courage. Il faut tourner le dos aux souffrances pour aller de l’avant. Que ce soit à cause d’une séparation ou d’un décès, ce qui est fait est fait, et il faut continuer pour le bien des enfants.

Loveline DANDJI

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