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“Je ne suis pas pour des prières miracles mais nous pouvons leur proposer la prière d’un collège catholique de Porto-Novo” : Prêtre, ce spécialiste en sciences de l’éducation s’adresse aux candidats au BEPC ou au BAC et aux parents (4/4)

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Dans une interview exclusive avec Lameteo, le Père Théophile Sètondji Kpaba, Salésien de Don Bosco et expert en sciences de l’éducation, dévoile les mesures prises par l’Église pour accompagner les candidats aux examens de fin d’année au Bénin. De la préparation psychologique et spirituelle des élèves à l’organisation de messes et d’adorations, l’Église met en place un soutien complet pour aider les étudiants à réussir leurs épreuves.

Interview exclusive du Père Théophile Sètondji Kpaba avec Lameteo

Lameteo : Quelles sont les dispositions prises par l’Église pour soutenir les candidats aux examens ?

Père Théophile Sètondji Kpaba : Je réponds au nom du Père Théophile Sètondji Kpaba. Je suis Salésien de Don Bosco, spécialisé en sciences de l’éducation, et je suis en mission en Guinée Conakry. De prime abord, je pourrais souligner deux grandes dispositions, autrement dit deux volets. Le premier volet est d’organiser une rencontre avec les candidats, qui pourraient se faire accompagner par leurs parents. Cette rencontre a pour but de préparer psychologiquement, je dis bien psychologiquement, et spirituellement les candidats. Cette préparation psychologique peut être donnée par un conseiller pédagogique, un psychologue de l’éducation, un expert en éducation… Bref, par une personne avertie dans le domaine. Il sera alors question de donner des conseils aux candidats sur la gestion du temps, en particulier la bonne gestion du temps. La gestion des jours qui précèdent l’examen, la gestion des jours de l’examen et enfin la gestion des jours après l’examen.

Pour le deuxième volet, la paroisse ou l’église locale peut organiser à l’intention des candidats une messe, la récitation du chapelet par exemple, ou l’adoration du Saint-Sacrement et autres dévotions de piété. Vient enfin la bénédiction des candidats et de leurs instruments de travail, tels que les stylos, les boîtes mathématiques, les calculettes et autres choses de ce genre.

Lameteo : Y a-t-il des prières spéciales que les candidats peuvent réciter au cours des trois ou quatre jours de leur examen ?

Père Théophile Sètondji Kpaba : Personnellement, je ne suis pas tellement pour les prières spécifiques qui pourraient être considérées comme des prières magiques ou des prières miracles par les candidats voire leurs parents. Ce que je dis m’engage. Toutefois, comme guide de prière, nous pouvons leur proposer la prière d’un collège catholique de Porto-Novo intitulée “prière avant le travail intellectuel”. Mais personnellement, j’aime plus les prières quotidiennes formulées par les candidats eux-mêmes, autrement dit la prière venue du fond de leur cœur. Du fond du cœur du candidat, dans la confiance en soi et en Dieu. Je dis bien personnellement.

Lameteo : Quels sont les conseils que vous pourriez donner aux candidats et à leurs parents ?

Père Théophile Sètondji Kpaba : Aux candidats, je dirais aux candidats que ce n’est plus le moment de courir derrière les cahiers pour étudier, mais plutôt pour réviser ce qu’ils ont appris au cours de l’année. Pour réviser, c’est parce qu’on a déjà visé les leçons ; c’est-à-dire qu’on les a étudiées auparavant. Lire et relire les corrigés types. Ne plus courir derrière les épreuves.

Éviter surtout de veiller tard pour ne pas avoir les yeux rouges le lendemain. Ne pas être stressé, angoissé et surtout ne pas se laisser dominer par la peur. Le jour de l’examen, qu’ils évitent de porter des habits comme s’ils allaient à un défilé de mode, à la plage ou au cinéma.

Mettre de côté les téléphones portables pour mieux se concentrer sur l’essentiel, sur leur examen. Invoquer l’Esprit Saint pour les illuminer et pour une matière qu’ils n’ont pas travaillée, qu’ils ne prennent pas le temps ou passent le temps à gémir pour ne pas rater les autres matières. Perdre une matière ne signifie pas que l’on a tout perdu. Éviter surtout d’être éliminé dans une matière ; composer dans toutes les matières et surtout les traiter entièrement, je dis bien entièrement, après une bonne lecture et relecture de toute l’épreuve. Il ne s’agit donc pas de dire que j’ai fini le premier. Tu peux finir le premier et ne rien faire. S’assurer que la copie de composition est remise aux surveillants et non le brouillon. Cela suppose que le candidat doit avoir la patience de rester en salle jusqu’à la fin de l’heure de la composition pour remettre lui-même sa copie ou ses copies aux surveillants.

Aux parents, prévoir des médicaments spécifiques pour les enfants qui ont des maladies particulières. Aider les enfants à préparer leurs sacs la veille, surtout la carte d’identité et les instruments de travail, ces instruments qui ont été bénis. Veiller à l’alimentation des candidats pour qu’ils ne somnolent pas ou ne dorment pas en classe pendant la composition ou après la composition afin de ne pas se rendre à l’épreuve suivante en retard. Que les parents, dans la mesure du possible, accompagnent les candidats dans leurs centres d’examen, les aident la veille à visiter leur centre de composition pour s’assurer ou se rassurer de leur numéro de table, leur salle de composition. Ce n’est pas le jour J qu’il faut commencer à chercher le numéro de table ou la salle de composition. Que les parents prévoient un imperméable ou un parapluie pour leur enfant contre les intempéries climatiques. Que chaque candidat donne le meilleur de lui-même ainsi que chaque parent.
Bonne composition à chacun et à chacune, et surtout à tous et à toutes. Je vous remercie.


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