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Les ministres de Talon, candidats aux législatives de 2023 démissionneront-ils ? Le Gouvernement répond

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Au Bénin, un peu moins de dix ministres sur la vingtaine que compte le gouvernement Talon sont en lice pour les élections législatives de janvier 2023. Vont-ils rester à leurs postes ministériels? Si oui, vont-ils profiter des moyens de l’État pour faire campagne ? Deux questions auxquelles le Porte-parole du gouvernement béninois apporte des réponses.

Abdoulaye Bio Tchané, Samou Séidou Adambi, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, Hervé Hehomey, Salimane Karimou, Kouarou Yves Chabi, Raphaêl Akotègnon, Oswald Homeky et Jean-Michel Abimbola. Voilà neuf ministres de Talon candidats aux élections législatives du 8 janvier 2023 prochain. Invité pour répondre aux questions d’actualité sur la télévision nationale, Wilfried Léandre Houngbédji, Porte-parole du gouvernement s’est prononcé au sujet de ces ministres et candidats.

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« Un ministre, d’abord, par essence, c’est un acteur politique même si le président Patrice Talon fait en sorte que ses ministres soient plus techniques que politiques.», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji ce dimanche 6 novembre 2022 sur le plateau de la télévision nationale. Par conséquent, « si un ministre est candidat sur une liste, il n’a aucune obligation de quitter sa fonction.», a-t-il soutenu avant de poursuivre : « Je considère que ceux qui sont là au gouvernement parce qu’ils bénéficient de la confiance du chef de l’État, si leur parti politique les sollicite pour relever le niveau de la compétition dans leur circonscription respective, cela participe de leurs devoirs, de leurs obligations vis-à-vis du parti et cela ne va pas les empêcher d’accomplir les missions qui sont les leurs au titre de leur présence au gouvernement.»

Wilfried Léandre Houngbédji

Des moyens de l’État vont-ils servir à faire campagne ?

S’il est clair que les ministres du gouvernement en lice pour les législatives ne vont pas démissionner de leurs postes, le risque que les moyens de l’État mis à leur service dans le cadre de leur fonction ministérielle soient détournés à des fins de campagne électorale est grand. Mais le Porte-parole du gouvernement tient à rassurer : « Nous prônons la bonne gouvernance. Nous prônons l’utilisation judiciaire et rationnelle des biens de L’État. » En conclusion, « aucun membre du gouvernement ne sera autorisé à utiliser les moyens de L’État pour les campagnes s’il est sur une liste. » Mieux, cette interdiction s’étend aux candidats en position administratif et candidats aux législatives selon le Porte-parole. C’est pourquoi, il appelle les citoyens à dénoncer d’éventuels cas dans les prochaines semaines afin que les auteurs soient sanctionnés.

Raïssa NOUGBODOHOUE

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