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Candidat à l’oral de français au BAC 2022 au Bénin: Techniques, stratégies et canevas pour réussir

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Vous êtes candidats admissibles au baccalauréat béninois. Vous devez passer l’épreuve de français demain car il vous manque quelques points pour décrocher le sésame. Mais vous ne savez pas comment réussir cette épreuve dite de dernière chance. Rien n’est perdu ! Lameteo a rencontré un enseignant de français pour vous ! Il vous livre ici les différentes étapes à suivre pour y parvenir.

Jean Fandé, enseignant de français des lycées et collèges, depuis une vingtaine d’années, présente le déroulement de l’oral du Bac de français en trois étapes à suivre pour réussir à coup sûr.

Qu’est-ce que c’est ?

L’épreuve orale de l’examen du baccalauréat qui dure 20 minutes en principe, consiste substantiellement, à étudier un extrait de texte choisi en fonction de ses qualités littéraires. Le candidat est invité à l’étudier et à faire un compte-rendu oral organisé et commenté à un jury composé d’un (ou de deux) examinateur(s). A cet effet, il s’appuie sur ses connaissances acquises pour (dé)montrer qu’il a bien repéré la structure, le thème et les caractéristiques du texte qui lui est soumis. L’examinateur est libre de conduire la séance à sa guise, pourvu qu’il teste ou jauge les connaissances, l’expression et la sensibilité du candidat sur les plans social et littéraire.
L’oral n’est pas une lecture. Les connaissances sont donc exposées et présentées par la parole, le regard orienté vers le jury.
Quelles sont les phases de cette épreuve ?
Le candidat à l’oral doit tenir compte des trois phases suivantes :

  • Avant l’épreuve ;
  • L’épreuve ;
  • Après l’épreuve.

1ère phase : avant l’épreuve, la préparation

D’abord, le candidat est tenu de s’habiller avec simplicité, d’éviter les parfums trop forts et tout ce qui peut mettre mal à l’aise le jury. Il présente à l’examinateur 1(ou 2) ouvrages au programme, sa convocation et sa pièce d’identité en cours de validité après une courtoise salutation.
Ensuite, il doit connaitre et maîtriser les grandes lignes des ouvrages au programme, qu’il doit illustrer avec ses connaissances de l’actualité socio politique du pays, du continent et du monde.
Enfin, il doit, pendant la préparation du texte, repérer :
─ les références (auteurs, titre, époque, etc.) ;
─ le genre (roman, théâtre, poème) ;
─ le type (narratif, descriptif, argumentatif, scénique, informatif, etc.) ;
─ le ton ou le registre (comique, pathétique, lyrique, fantastique, etc.) ;
─ le thème général abordé (amour, guerre, éducation, femme, littérature, etc.) ;
─ la structure (les différentes sous-parties) de l’extrait et donner un titre expressif à chaque sous partie ;
─ l’intérêt particulier de l’extrait et ses liens avec d’autres textes ou situations de l’actualité (chômage, élection, grèves, médias, séisme, terrorisme, etc.).
NB : Tous ces éléments sont inscrits au brouillon avec un plan de présentation clair et cohérent.

Jean Fandé, enseignant de français des lycées et collèges

2ème phase : Pendant l’épreuve, la présentation

     ●   1er volet :

Sur le signal de l’examinateur, le candidat amorce sa présentation à travers les étapes suivantes :
✓Situation de l’extrait (en guise d’introduction) ;
✓Identification du type et de l’idée générale de l’extrait ;
✓Lecture expressive et intelligente (son, ton, et ponctuations sont respectés
✓Dégagement de la structure globale et détaillée de l’extrait ;
✓Analyse détaillée des parties et sous-parties ;
✓Intérêt de l’extrait (en guise de conclusion).
A travers son exposé commenté, le candidat doit se montrer audible, rigoureux, clair et cohérent. Les connecteurs logiques doivent donc être utilisés à bon escient.
2ème volet :
L’examinateur pose des questions au candidat et attend que ce dernier élargisse la portée de ses commentaires à ses cours et à sa culture personnelle. Le texte sert ainsi juste parfois de tremplin.
Dans la formulation de ses réponses, le candidat doit éviter le registre de langue familier, les silences trop longs et des contestations inutiles. Il peut cependant poser des questions d’éclaircissement.
Il doit bannir la peur et garder le sourire sans chercher à impressionner ou à séduire bassement l’examinateur.

3ème phase : après l’épreuve, le départ

Quand l’examinateur met fin à l’épreuve, le candidat peut dès lors se lever, reprendre ses documents et pièces, remercier respectueusement et s’éloigner sans chercher à ‘’conter aventure’’ à ses amis et camarades présents sur les lieux ou qui attendent leur tour.
Que note l’examinateur ?
Pour évaluer le candidat, 3 critères fondamentaux sont pris en compte :
− l’expression et la stratégie de communication du candidat (clarté et persuasion) ;
─ la capacité de réflexion, d’analyse et d’organisation (argumentation structurée, voix audible, bon usage des connecteurs logiques) ;
─ la preuve évidente de connaissances et de culture générale (référence aux autres notions en guise d’ouverture).
Synthèse: L’épreuve orale n’est ni une formalité, ni une banalité. elle vise à évaluer les compétences intellectuelles et communicationnelles du candidat. Il est donc indispensable que le candidat qui tient à réussir s’exprime avec aisance et cohérence car, comme le dit le proverbe congolais, « Celui qui sait parler, n’est jamais pauvre»
BONNE CHANCE


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