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Autonomisation des femmes: Les épouses de prisonniers appuyées par le Gapp-Bénin dans l’Ouemé

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Bonne nouvelle pour les femmes monoparentales de trois communes du Bénin : Bonou, Adjohoun et Dangbo. L’Organisation non gouvernementale Groupe d’action pour le progrès et la paix (Gapp-Bénin) accompagne les activités de ces femmes dont la plupart sont des épouses de détenus. Hermann Djidjoho Kékéré, l’administrateur principal de cette organisation était l’invité de Café Médias Plus de ce vendredi 1er avril 2022 pour en parler.

« Il ne s’agit pas de créer une nouvelle activité, il ne s’agit pas de former les femmes pour une nouvelle activité. Il s’agit ici d’identifier les secteurs dans lesquels, les femmes évoluent dans ces localités », a déclaré Hermann Djidjoho Kékéré. Selon lui, autonomiser la femme c’est renforcer sa source de revenu et l’initier aux méthodes de gestion afin d’en assurer une réelle rentabilité. « Suivant les rapports publiés par le PNUD ces dix dernières années, le conjoint est l’un des piliers financier et économique de la famille et quand ce pilier vient à être indisponible, il est évident qu’il y a un manque à gagner, un déséquilibre qui se crée », a-t-il expliqué.

A gauche, Hermann Kékéré, invité Café Médias Plus

La méthode de son Ong a consisté à sélectionner des femmes monoparentales issues du secteur de la couture et de la coiffure qui sont, soit en situation de divorce, soit veuves ou épouses de détenus et d’en assurer un renforcement de capacité aux fins d’une augmentation sensible et pertinente de leur revenu. « On a choisi, des femmes couturières et coiffeuses. On a sélectionné 100 dans les 3 communes », a-t-il indiqué. Ces femmes de la vallée de l’Ouémé reçoivent des dotations en matériels de travail, une enveloppe financière et un renforcement de capacité d’une durée d’un an. « Le 10 mars nous avons procédé à la remise officielle des matériels aux bénéficiaires de la commune de Bonou, à la maison des jeunes. Le 11 mars, on l’a fait dans la commune de Dangbo et le 12 dans la commune d’Adjohoun », s’est-il réjouit. Ces dotations sont constituées selon le spécialiste « de machines de couture, bobines, rouleaux de fils, tables, chaises, tout ce qu’il faut pour équiper un atelier de couture de même que pour l’atelier de coiffure comme la sècheuse, les peignes, les ciseaux… »

Afin de rendre plus opérationnelles ces femmes bénéficiaires et plus efficaces ces dotations, le projet s’est donné pour mission d’assurer un renforcement de capacité en leur faveur. Ainsi, « une série de formation étalée sur 12 mois a commencé le 15 décembre dernier et va finir le 15 novembre prochain », selon Hermann Djidjoho Kékéré. Ces formations seront des moments d’initiation de ces femmes « à la gestion du fonds mis à leur disposition par le projet, de la clientèle, des agendas des commandes, à l’organisation du travail afin de fidéliser la clientèle pour assurer la prospérité de leur entreprise.»

Par ailleurs, le choix porté par le projet sur les femmes couturières et coiffeuses se justifie par le manque d’initiative de soutien à l’endroit de ces corporations, contrairement à celles de l’agroalimentaire qui bénéficient déjà du financement de plusieurs autres projets.

Joseph TOMONDJI

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