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Au Bénin, des progrès mais aussi des violations en matière des droits humains selon Amnesty international

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Tout savoir sur le regard que porte Amnesty International au Bénin sur les droits humains. Voilà ce qui a mobilisé les responsables de l’organisation à échanger avec les hommes de médias du club press Café Médias Plus, vendredi 30 juillet 2021. Une occasion pour Amnesty international Bénin d’exposer les avancées et violations en matière des droits humains au Bénin.

La section béninoise d’Amnisty international était en face des hommes de médias, vendredi pour faire l’état des lieux en matière des droits humains. « En 2017, on nous a dit que avant le prochain examen en 2023 vous devez mettre en place l’institution de défense des droits de l’homme. Le Bénin l’a fait aujourd’hui avec la commission des droits de l’homme qui est installée depuis 2018 », a affirmé Glory Cyriaque Houssou, coordonnateur média et surveillance des droits humains à Amnesty international Bénin, l’un des invités de Café Média. Il a ensuite énuméré d’autres progrès enregistrés par le Bénin : « On avait pas un code pénal. C’était le code colonial qu’on utilisait. Le Bénin a fini par voter un code pénal en 2018 même si aujourd’hui il y a des choses à reprocher au code pénal qui été voté. Après, on a demandé au Bénin pourquoi il y a encore des condamnés à mort dans vos prisons alors que la peine de mort a été abolie au Bénin. Il faut commuer leurs peines et les faire sortir du couloir de la mort ça a été fait en février 2018.» Et ce n’est pas tout. « Le Bénin a pris un décret, à condamner la peine de mort. Il y a eu également récemment la mise en place de l’Institut national de la promotion de la femme qui était également une recommandation des Nations unies de 2017», a-t-il ajouté.
Mais à côté de ces progrès, se cachent certaines violations des droits humains. « Notre dernier rapport sur les droits humains au Bénin ressort beaucoup de choses. Beaucoup de situations qu’on a pu documenter sur des mois et qui ont fait l’objet de rapport à la fin et après il y a les grandes lignes qu’il faut retenir. Le premier c’est d’abord la question de la liberté d’expression. La liberté d’expression aujourd’hui avec le code du numérique avec lequel on fait une plaidoirie depuis maintenant deux ans pour la liberté du code du numérique parce que le code tel qu’il est aujourd’hui ne protège pas assez de personnes qui utilisent le numérique pour pouvoir s’exprimer », a souligné Glory Houssou. Par ailleurs, le problème d’accès aux soins des béninois est aussi mis en indexe. Monsieur Houssou ne comprend pas que des citoyens soient retenus dans les centres de santé parce qu’ils n’ont pas les moyens pour régler les frais de soins. C’est pour cela que Amnesty international Bénin se réjouit de la récente décision de la Cour constitutionnelle condamnant l’acte lorsqu’elle a été saisie sur un cas.
Mais en dépit de ces violations constatées, l’organisation ne perd pas espoir et mène des actions pour renverser la tendance. « Nous faisons un plaidoyer pour sa relecture puisque le code tel qu’il est conçu ne protège pas assez les personnes qui utilisent le numérique pour s’exprimer », a illustré Romaric Assogba, Coordonnateur Activisme, Diversité et Croissance à Amnesty international Bénin.
D’ailleurs pour Dieudonné Dagbéto, Directeur exécutif de l’institution travaille en amont. L’Amnesty International du Bénin ne se réduit pas à la publication de rapports périodiques qu’on lui connaît. « Nous travaillons en amont. Pour les questions liées à l’éducation aux droits humains nous avons un vaste programme dans les établissements nous avons mis en place des clubs d’éducation aux droits humains dans les lycées et collèges. Nous en avons 60 sur tout le territoire, dans tous les départements. Les élèves discutent sur les questions liées aux droits humains », a-t-il expliqué pour conclure.

A souligner que Amnesty international Bénin attend 2023 pour faire le point des prochaines avancées lors des examens qui réunissent plusieurs Etats à Genève.

Yasmine OGOUBI

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