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Burkina Faso – Covid-19 : des demandes d’un centre hospitalier universitaire suspendues pour avoir opéré un essai clinique sur l’Apivirine de Valentin Agon

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Un essai clinique était conduit par le centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo du Burkina Faso (CHU) sur des patients. Après un test qui « a permis de démontrer l’efficacité et l’innocuité de l’Apivirine dans le traitement curatif du covid-19 chez (45 malades, ndlr), annoncé par le site Béninois Banouto, il a été suspendu en raison de l’utilisation “d’un produit non autorisé et ne faisant pas partie du protocole de prise en charge de la Covid-19 au Burkina Faso”, renseigne une correspondance de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique.

Un essai clinique évaluant au Burkina Faso le médicament Apivirine du Béninois Valentin Agon dans la prise en charge du Covid-19 a entraîné la suspension du traitement de toute demande d’autorisation d’essai clinique visant le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou, pour une période de 6 mois, révèle une correspondance du Dr Aminata P. Nacoulma, directrice générale de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique en date du 22 décembre 2020 adressée au Directeur général de la structure.

l’Agence nationale de régulation pharmaceutique en date du 22 décembre

« Je viens par la vous présente informer de la suspension du traitement par l’ANRP de toutes les demandes d’autorisation d’essai clinique devant être abrité par votre structure pour une durée de 6 mois », informe la note. Et de justifier la décision: « Cette mesure administrative fait suite à des informations que nous avons obtenues, faisant cas d’une pratique illégale, assimilable à un essai clinique au sein de votre structure.» Évoquant article 4 du décret 2003-382 / PRES / PM / MS / du 31 juillet 2003 portant nomenclature nationale des spécialités pharmaceutiques et médicaments génériques, la directrice générale de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique soutient qu’ « aucun médicament ne peut être débité à titre gratuit ou onéreux, sans qu’une autorisation de mise sur le marché n’ait été délivré par le ministre chargé de la santé après avis de la commission technique d’enregistrement des médicaments et des autres produits pharmaceutiques ». Elle invite donc le directeur général du CHU Yalgado Ouédraogo à prendre “les mesures idoines pour un arrêt immédiat de cette pratique”.

En dehors de ce courrier, une autre lettre, celle du Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins du Burkina Faso avait été adressée le 18 décembre au Service de Pneumologie du Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo, dirigé par le Pr Martial Ouédraogo, dont l’objet est inutilé “ essai clinique utilisant un produit non autorisé au Burkina Faso, Apivirine”.

Le courrier du Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins du Burkina Faso


« Je voudrais à travers cette correspondance vous interpeller afin de clarifier la situation pour savoir si c’est vrai ou pas, car ce produit n’ayant pas encore fait l’objet d’une étude de toxicité ne saurait être administré à des personnes humaines au Burkina Faso, sans avis du Comité national qui autorise les essais cliniques au Burkina Faso », renseigne la correspondance.

A souligner que le CHU-Yalgado est un hôpital public. C’est le plus grand Centre hospitalier et universitaire donc qui forme des médecins de toutes spécialités.

Venance TONONGBE

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