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Saint-Valentin: ce que les Béninoises pensent des hommes en ce jour de la fête des amoureux [Rediffusion]

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Trop machos, pas assez sensibles, obsédés par le sexe ou paresseux. Témoignages aiguisés, drôles ou touchants, elles se lâchent pour parler de leurs hommes, vous les Béninois.

« Il n’en reste plus un seul de valable » estime Chantale, 42 ans, divorcée et totalement désillusionnée par la gent masculine. Elle est tombée du haut de ses 2O ans de mariage religieux lorsqu’elle s’est rendue compte que son époux, pourtant ardent défenseurs des droits de la femme et de l’enfant, avait enceinté la bonne de 17 ans, et qu’il n’en était pas à son premier ‘’accident’’. « On ne leur demande pas d’être des saints, mais il y a un minimum ». Même tonalité pour Carine, étudiante de 25 ans qui a « l’impression que les hommes d’aujourd’hui ne sont poussés que par le sexe et non par la qualité de la femme ». Des mots durs et néanmoins partagés par la plus part des Béninoises au sujet des hommes qui leur renouvelleront leur amour le 14 février prochain. Pourtant, elles rêvent toujours du prince charmant même si c’est à chacun sa définition.

Fini le fantasme du preux chevalier qui arrive sur son beau cheval blanc. Aujourd’hui, on le verrait plutôt au volant d’une voiture 4X4, vitres teintés ou au guidon d’une moto dream. « Beau, riches et intelligent », voila dans l’ordre les trois critères de choix, révèle Foumi, une jeune portonovienne. Pour Charnelle, l’idéal, « c’est plus de fortune et de beauté ». Des valeurs pourtant peu sures, sur le long terme, mais qui confirme la tendance de plus en plus marquée, pour les jeunes filles, à rechercher dans leur union, un ascenseur social.

Sandrine, couturière de 24 ans, n’est pas du même avis. « L’homme idéal est celui qui serait assez mature pour me comprendre et suffisamment honnête pour mériter ma confiance » elle ne l’a pas encore, mais elle croit dur comme fer. Thérèse a toujours cherché un homme qui l’aime autant qu’elle l’aime et qui lui soit fidèle. « Ça ne se trouve pas à tous les coins de rue du Bénin, mais il y en a quand même. Je me considère comme une fille bien, alors pourquoi n’y aurait-il pas, quelque part, un homme qui partage les mêmes valeurs que moi ? » «J’ai déjà rencontré des hommes bien, avoue Christelle, mais ça n’a pas duré entre nous. » Il faut donc croire que trouver l’homme idéal est sans doute aussi une question de chance et de circonstances, d’où certaines jeunes filles prennent leur mal en patience. Mais en voulant prendre leur mal en patience, la femme Béninoise tombe parfois sur des ‘’cas’’. « J’ai rencontré Michel, dans un super marché de Cotonou. J’ai eu le malheur de lui donner mon numéro de portable et depuis lors, je suis bombardé de sms matin, midi et soir. Souvent, il m’appelle et commence à pleurer au téléphone », raconte Doriane. Une obsession amoureuse qui pourrait sembler touchante si on ne tient pas compte du fait que le Michel en question est marié et père de 3 enfants. « Avec ça, comment voulez vous leur faire confiance ? », poursuit-elle. Et de conclure : « de toute façon, que pouvons nous faire ? Les hommes nous ont beau rendues malheureuses, sans eux, nous ne sommes rien. C’est plus fort que nous, nous les aimons quand même surtout en cette veille de la saint valentin.» 

2017, première publication


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