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Changement climatique : ces signes qui nous alertent

Depuis quatre mois, l’Australie est en feu. Au bilan, 24 morts et un demi milliards d’espèces animales décimées. Impuissant face aux flammes qui montent, les autorités australiennes sont obligées d’évacuer les populations des zones en flamme. Les soutiens, comme de tradition, pleuvent de toute part telles les flammes australiennes mais rien de concret en matière d’aide pour appuyer l’Australie essoufflée. Pourtant, on continue à banaliser dans des bureaux feutrés et climatisés au péril de la planète le réchauffement climatique. Des gouvernants aux actions décisives pour le salut de la planète continuent à digresser voire tergiverser devant le spectacle effrayant d’un monde en proie à la furie du feu et de l’eau. Le charbon chinois continue de couler à flot, peu importe si la population doit porter des masques pour maintenir des poumons qui ne sont plus loin de lâcher. Les USA, l’Europe, l’Inde, le Brésil, et tous les autres producteurs de gaz à effet de serre continuent, chacun à sa façon, de saccager notre maison commune, la terre. Les Cop passent mais rien ne change!

L’Australie en flamme début des mois

Heureusement que dans sa bonté infinie, dame nature a la notion de l’équilibre. Pendant que l’Australie, pays tempéré par excellence, étouffe sous un déluge de feu, le Niger pays désertique et qui plus est enclavé, jouit des grâces de la neige. Ainsi donc, au gré de nos agissements, elle, entendez la nature, se révèle à nous dans ses miracles et ses frasques. Si maîtres de la nature nous pensons être, nous oublions que poussière nous sommes nés et poussière, nous repartirons. Donc, impossible de nuire à la nature et à la terre nourricière sans sombrer dans le gouffre abyssal que nous créons.

Neige au niger ce début de janvier 2020

Quand les statistiques donnent l’année 2019 la plus chaude de la planète depuis un siècle, il y a de quoi ne plus pavoiser sur nos vieilles certitudes industrielles. Avec les cataclysmes effroyables, les pluies diluviennes, les sécheresses annuelles et leurs corrolaires qui se succèdent à un rythme vertigineux, nous devons cesser avec la comédie humaine. Même si d’aucun espèrent aller trouver la vie sur Mars pour pouvoir y loger en laissant la terre dans un sale état, la catastrophe aura d’abord fait son effet sur riches et pauvres sans distinction de pollueurs ou non. Alors, dans notre course insensée aux armements les plus sophistiqués et aux villes les plus futuristes, songeons à notre pourvoyeuse de toutes les ressources utiles à ces fins. Les signes avant coureurs d’une planète irréversiblement en danger sont plus qu’évidents et nous interpellent tous!

Raoul HOUNTONDJI

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