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Bénin: un lendemain de fête sans restes de repas dans les poubelles

Il est 8 heures ce 26 décembre. Un tour d’horizon dans quelques poubelles installées devant les maisons à Abomey-Calavi. Constat: les ménages n’ont pas été généreux en restes de repas envers les poubelles au lendemain de la fête de Noël. Du fait de moins de gaspillage, serrage de ceinture ou morosité économique, ou peut-être pour d’autres raisons, les mouches n’ont pas eu de quoi s’alimenter ce 26 décembre.

Poubelles à Agori

Elles étaient presque absentes ce matin. Ces mouches, grosses et grasses, noires et velues qui courent habituellement sur les poubelles. La raison est simple. Très peu de familles ont déposé de nourriture de la veille dans les bacs à ordures.

« L’heure n’est plus aux gaspillages de nourritures contrairement aux années précédentes. Tout est calculé au millimètres près », souffre Aline, quadragénaire et mère de quatre enfants, au quartier Agori.
Et pourtant, elle reconnait que dans les années précédentes, des plats restent, ne trouvent pas de preneur et finissent à la poubelle le lendemain à vitesse grand V.

A Arconville, considéré comme un quartier de familles aisées et moyennes, même décor. Tout est à la planification des repas pour ne plus gérer des déchets alimentaires. « On serre désormais la ceinture dans les dépenses de bouche et c’est l’environnement qui se retrouve soulagé », sourit Armand, agent de trésor.

Sacs à poubelles à Finanfa

A Finanfa, un quartier populeux, des sacs servant de poubelles sont quasiment vides comme si les agents de collecte d’ordures avaient déjà récupéré les déchets. Or selon les informations, la structure en charge du ramassage les ordures n’y était pas encore venue.

On explique ici que la température financière n’est pas à la normale saisonnière dans les ménages. « Il n’y a pas d’argent dans le pays et comment voulez-vous qu’on jette les restes de nourritures? », nous interroge un jeune couple.

Ainsi, en cette période de fête, d’un quartier à un autre dans la ville de Abomey-Calavi, qu’on soit riche au pauvre, l’heure est à moins de déchets alimentaires dans les poubelles. C’est le constat en attendant le 02 janvier. Quelle pourrait être la situation à cette date là? Bien malin qui pourra y répondre!

Venance TONONGBE

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