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Bénin-Sachets non biodégradables : la fin d’une lutte à peine entamée ?

Soucieux de la protection de l’environnement et pour prévenir le Bénin des dangers liés à l’utilisation des sachets non biodégradables, les députés ont voté une loi dans ce cadre. En vertu de celle-ci, l’usage des sachets plastiques non biodégradables est interdit sous peine d’amendes et de poursuites judiciaires. Conscients des peines encourues, les Béninois ont essayé, en son temps, de se conformer à la loi. Seulement, au lieu de sachets véritablement biodégradables, il a été déversé sur le marché, des sachets plastiques non biodégradables mais de couleurs différentes. Ainsi, le traditionnel sachet noir de tous les temps a fait place à des sachets bleus, blancs, jaunes, verts, pour ne citer que celles-là. Mais, étaient-ils biodégradables, ces nouveaux venus ? Difficile de répondre par l’affirmative à cette question car ces sachets, à part la couleur, présentent les mêmes caractéristiques que leur ancêtre, le sachet noir qu’on croyait être mort de sa belle mort. Erreur ! Comme le sphinx, il semble avoir régénéré de ses cendres. Depuis quelques temps, on le retrouve à nouveau chez les commerçantes, vendeurs ambulants, les boutiquiers et autres usagers habitués de la chose.
Tout compte fait, la loi portant interdiction de l’utilisation des sachets plastiques au Bénin, n’a impacté que les pharmacies et quelques supermarchés. Pour les autres usagers, rien n’y fit. Et quand l’État lui-même ne situe pas clairement les populations sur ce qui est sachets biodégradables et ce qui ne l’est pas, cela en rajoute à la confusion. S’il a été seulement question de légiférer sans en assurer le suivi, le pouvoir a alors perdu de vue l’essentiel dans cette lutte pourtant salutaire. Les dégâts des sachets plastiques non biodégradables sur l’environnement et la santé de l’homme sont inestimables. Engager alors une lutte contre ce fléau ne devait pas être un vœu pieux mais une mesure à mettre en oeuvre avec la dernière rigueur. Ce ne fut pas le cas. Et le sachet plastique continue à se la couler douce au grand dam de nos malheurs présents et à venir. Finalement à quoi aura servi la loi si elle n’est pas accompagnée de bonne foi ?

Raoul Hountondji

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