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Écureuils du Bénin : l’essentiel perdu de vue

Longtemps resté un sujet de discussion et un motif consacré des répétitifs échecs cuisants de l’équipe nationale de football, le nom “écureuils” est désormais devenu une préoccupation pour les nouveaux dirigeants du foot Bénin. C’est par une pétition en ligne que les Béninois sont appelés à se prononcer sur ce changement de nom voulu par le gouvernement. Sur celle-ci, deux questions, les deux dernières, retiennent l’attention : il est demandé aux Béninois, à travers ces deux questions, de faire des propositions de noms et de les justifier. Ainsi donc, le nom du national pourrait changer d’ici peu. La finalité, redorer le blason du football béninois qui sombre encore dans les abysses de la contre performance. Qu’à cela ne tienne, le foot béninois souffre d’un mal plus profond que ces élucubrations sur les supposées influences de la dénomination d’ecureuil sur les piètres prestations de l’équipe nationale.

Le Onze national

Dans un pays où le championnat national n’est que l’ombre de lui-même, où la fédération est restée longtemps la chasse gardée de personnes sans foi ni loi et sans ambition pour l’émergence du sport roi, où les infrastructures sont quasiment inexistantes, et où les sélections en équipe nationale sont le fruit de copinages hasardeux et rocambolesques, on ne saurait faire du nom le seul handicap à l’essor du foot béninois. Les véritables problèmes qui devraient plutôt préoccupés nos gouvernants sont la restructuration profonde des instances dirigeantes du foot ainsi que la mise sur pied d’un championnat digne du nom. Par ailleurs, le copinage érigé en mode de sélection des joueurs doit faire place à un recrutement plus objectif qui privilégie les talents, mêmes de nos campagnes, au détriment des plaisantins et autres amuseurs de galerie parfois incapables de jongler correctement un ballon. Autrement, même appelé les “Dragons” du Bénin, le onze national ne pourra jamais cracher du feu face à des équipes mieux structurées, venues de pays où le foot est érigé au rang de priorité nationale. Dès lors, cette pétition, à moins d’être suivie d’une autre qui consulte les populations sur des réformes plus conséquentes, semble être une diversion qui ne réglera pas les problèmes réels du foot béninois. Alors Écureuils, devenez Rhinocéros si vous voulez, cela ne vous permettra pas de battre les bleus du jour au lendemain, même si ce vocable ne semble rien évoquer d’offensif.

Raoul HOUNTONDJI

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