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« Nous sommes du côté du peuple mais pas de l’opposition», Guy Mitokpè, député opposé au processus de la révision de la constitution en cours

Vous voulez connaitre les raisons de la démission de Candide Azannaï ? Les prochains combats de son parti politique ? Ce qu’il pense vraiment de Talon et du processus la révision de la constitution en cours ? Voici les réponses à travers le passage de Guy Mitokpè, député ‘’Union fait la Nation’’, suppléant de Candide Azannaï et secrétaire général du parti ‘’Restaurer l’espoir’’ sur ‘’Soleil fm’’ ce samedi 02 avril 2017.

Le plus jeune député le l’Assemblée nationale était l’invité de « Grand rendez-vous » sur ‘’Soleil Fm’’. Interrogé par Wilfrid Adoun et Virgile Ahouansè, Il a donné les raisons de la démission de Candide Azannaï, ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la défense et son point de vue la révision de la constitution.

Sur les raisons de la démission de Candide Azannaï 

« La démission de Azannaï est allée dans le sens de la décision du bureau politique du parti restaurer l’espoir. C’est logique cette démission. Périodiquement le bureau politique se réunit pour analyser ce qui se fait dans le pays. Nous n’étions pas d’accord avec pas mal de chose dans la gestion du pays. La révision de la constitution est le sujet pour lequel le bureau s’est réuni dernièrement. C’est à l’issu de cette dernière réunion que le bureau a demandé au ministre de démissionner. La position de Azannaï est une décision d’ensemble, une décision du bureau politique. Nous faisons partie des rares partis politiques au Bénin qui faisons les choses en respectant les textes. Au sein de ‘’Restaurer l’espoir’’ nous sommes attachés aux valeurs. »

Azannaï est-il un traître ?

« Il y’a une cohérence dans ce que nous faisons. On ne peut pas sacrifier le pays au nom d’une amitié. On ne fait pas d’abord allégeance à un individu fut il président de la république mais plutôt à un peuple. Il n’y a pas de plus grande responsabilité que de se mettre du côté du peuple. Les hommes d’honneur ne sont pas qu’au Japon, qu’en Asie mais existent aussi au Bénin. Azannaï est un homme de principe, farouche défenseur de la république. C’est rare ces genres de démission en Afrique. Celui qui paie la plus lourde tribu dans cette démission c’est lui et le parti ‘’Restaurer l’espoir’’.C’est nous qui avions consenti le plus grand sacrifice. Ce n’est pas forcément de gaité de cœur que nous prenons ces décisions. Azannaï a son planning. Il parlera. Il est constant par rapport à ses principes. »

“La révision n’est pas le plus urgent.”

« On ne peut pas comploter contre ce peuple. Sur le projet de la révision il y’a des incohérences que l’on ne peut pas qualifier. Au sein du parti nous disons qu’il serait inconcevable de rester en marge de l’événement majeur après 1990 qui est aujourd’hui la révision de la constitution. Avant de dépouiller ces genres de loi nous organisons des séminaires mais le projet est venu seulement le 15 Mars. La commission Djogbenou a déposé son rapport depuis 4 mois. Les membres du gouvernement et les députés n’avaient pas au préalable le document. Sur la forme nous estimons qu’il a des choses à régler. Telle que la démarche est faite cela a créé la psychose. Je vis cette peur qui évolue en grandissant. Nous ne comploterons pas contre ce peuple. Nous incriminons la forme vues les décisions de jurisprudence prononcées par la cour en 2006,2007 et 2012. Il est dit que le projet doit être engagé par le Président concurremment avec les députés. Cela n’a pas été fait. La jurisprudence de la cour en 2011 a été claire. Chaque entité doit jouer sa partition. Je décide moi de jouer ma partition. Nous avions soutenu le Président sur cette question de la révision quand il était en campagne mais les modalités de sa mise en œuvre ne sont pas réunies et c’est ce qui a créé problème aujourd’hui. Le projet doit être retiré parce que la colonne vertébrale du texte a un problème. L’article 54 nouveau marche sur les prérogatives de l’Assemblée. L’article 145 nouveau parlant des traités et conventions est aussi mauvais. Notre objectif c’est qu’à la fin le projet ne soit voté au 3/4. Car Il faut seulement corriger 3 choses dans la constitution‬ :
1) L’instauration de la cour des comptes ;
2) Le délai d’entre les deux tours des présidentielles ;
3) La loi sur l’impunité.
A l’heure où nous sommes ce n’est pas le terrain qui va décanter la situation mais ce sont les parlementaires qui doivent le faire. J’admire mes collègues qui font du bon boulot mais je lance à tous les députés de penser à la république. Je demande à mes collègues de faire l’effort d’être à l’écoute du peuple s’il va s’agir de tabler sur les 3/4 le mardi prochain. »

            Sur Talon

« J’ai beaucoup d’estime pour le président Talon. C’est un travailleur. Il a les qualités pour gérer ce pays. Qu’il nous donne beaucoup plus de garantie en nous montrant qu’il peut travailler encore plus pour le pays. La première des choses, il faut retirer le projet et la seconde chose il faut rassurer les Béninois de la capacité de réalisation du PAG (Programme d’actions du gouvernement). Je revois le comportement de certains ex collaborateurs de Yayi faire la même chose avec Talon aujourd’hui. C’est des calculateurs. Ils étaient avec Yayi, aujourd’hui avec Talon. Ils l’adoubent aujourd’hui mais à l’approche des élections ils vont se retourner contre lui. Nous sommes du côté du peuple mais pas de l’opposition car le peuple n’est ni de la mouvance ni de l’opposition. »

Par Venance Tonongbé

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