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Paludisme, dépigmentation et libération des vendeurs de faux médicaments : Ce que la Présidente de l’ordre national des pharmaciens a dit à ‘’CMP’’

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« C’est interdit de prendre des médicaments » pour prévenir le paludisme, « la dépigmentation provoque la stérilité » ou encore avec la libération des vendeurs de faux médicaments par le procureur, « on a seulement voulu faire peur »… Dr Moutiatou Toukourou s’est exprimée sur la santé et les médicaments des réseaux informels au Bénin, le vendredi 10 mars dernier devant les professionnels des médias du club presse ‘’Café Medias Plus’’. Voici l’essentiel de ses déclarations.

Prévention du paludisme

« Non il n’y a plus de prévention aujourd’hui contre le paludisme. C’est interdit par notre gouvernement. Avant, il y avait la nivaquine, la chloroquine etc. Aujourd’hui c’est interdit. Le Bénin a décidé que pour traiter le paludisme, ce sont des combinassions thérapeutiques à base d’arthémisinine que les gens appellent couramment CTA. », a révélé la Présidente de l’ordre national des pharmaciens. Et elle précise : « la politique du Bénin est qu’on ne doit même pas prendre ces CTA sans faire un test de diagnostique pour qu’on sache si on n’est vraiment paludéen. Même pour les enfants, il n’y a plus de prévention. La seule prévention autorisée, c’est chez la femme enceinte sous le contrôle des sages femmes et les gynécologues qui savent à quel moment lui administrer cela.»

Dépigmentation, cause de stérilité

Au cours de son intervention, Dr Moutiatou Toukourou, a dressé un sombre tableau des inconvénients de la pratique de la dépigmentation. Essentiellement composés de d’hydroquinone, de corticoïde et de substances médicamenteuses, les produits que des femmes et même des hommes utilisent pour se dépigmenter, entrainent « le diabète, hypertension, les problèmes cardiovasculaires » a prévenu la spécialiste. Elle ajoute : « le corticoïde rentre dans le sang et dérègle tout le système hormonal provoquant ainsi la stérilité. C’est d’ailleurs pourquoi des produits cosmétiques ont été saisi lors de l’opération ‘’lutte contre les faux médicaments’’ déclenchée par le gouvernement. »

« Le procureur pouvait les garder pour qu’on recherche les preuves»

Interrogée sur la question de la libération des vendeurs de faux médicaments arrêtés, la Présidente de l’ordre national des pharmaciens s’est interrogée : « pourquoi ils se sont empressés de libérer les gens, et de dire qu’on a pas les preuves ? ». « Ils faut un temps pour faire des analyses. C’est comme une enquête, cela prend du temps. Il faut aller chercher les preuves et confirmer que ce sont de faux médicaments », a-t-elle enseigné. Et elle conclue : « je crois qu’on a seulement voulu faire peur à ceux qu’on avait arrêté sinon on pouvait les garder et aller faire les analyses des produits. »

Venance TONONGBE


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