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Bénin| “Nous étions une famille de dépigmentée”, des parents d’enfants de dépigmentés témoignent

Diane est une jeune dame de 27 ans. Elle habite Porto-Novo, la capitale du Bénin. En vacances scolaires 2017, Diane a failli se voir renier par ses parents surtout par ses frères. Et pour cause, la dépigmentation, son époux et elle en font depuis quelques années mais aussi l’ont fait subir à leurs deux premiers enfants.

Tout commence en 2012, lorsque Diane se met en couple avec un jeune à Porto-Novo. Selon elle, ce dernier, bien qu’étant de teint clair, utilisait des produits de soins corporels pour maintenir voire renforcer le teint clair. « Il était clair, mais il se dépigmentait aussi et il m’a initiée à cela », se souvient-elle. De là, est né un couple de “dépigmentés”.

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De ce couple, est né un premier garçon qui va subir le rituel de la dépigmentation dès l’âge d’un an et demi. « Au début, je lui passais des pommades simples après son bain. Mais à un moment donné, j’ai utilisé notre propre pommade », raconte la jeune dame. Et de poursuivre : « notre second enfant a connu lui aussi la même chose. »

Photo internet

Les parents de Diane avaient remarqué le changement de teint de leur fille, mais ils étaient loin de se douter de ce qu’elle se dépigmentait. « Ils appréciaient l’éclat de ma peau lorsque je leur rendais visite », se souvient Diane. Mais, elle assurait qu’elle utilisait juste un savon de toilette qui maintient l’éclat de la peau.

“La honte de ma vie”

Arrive le jour où, pendant les vacances scolaires de 2017, ses deux enfants, son époux et elle partent rendre visite à sa famille à Allada. « Une fois au village, mes frères, mes tantes et tout le monde constatent que nous avons des tâches un peu partout sur la peau », relate-t-elle. « Ils se sont mis à rire de nous. Je me suis humiliée devant tout le monde. C’était la honte de ma vie. »

L’indignation des frères du village était si forte qu’ils ont dit à Diane de ne plus venir dans la famille si elle et son époux ne mettaient pas fin à la dépigmentation. « ils m’ont dit “ vous déshonorez notre famille. Comment un homme et sa femme vont faire « Bodjou (dépigmentation) et le faire aux enfants ?”. J’avais très honte ». Résultat : arrêt définitif de la dépigmentation. « Mon mari a continué un moment. Mais j’ai fini par le convaincre. Il a laissé. Même notre dernier enfant qui est une fille n’a pas connu de dépigmentation », se réjouit Diane qui regrette encore avoir eu recours à cette pratique pour des besoins esthétiques.

A suivre

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