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1er au CEP, Triomphe Godogoé échoue au concours d’entrée au Prytanée militaire : Voici les conseils du psychologue clinicien Raoul Satondji

« La carrière que moi j’envisage, c’est d’être admis pour le concours de Prytanée. Et comme j’avais eu la foi que je serai le premier du Bénin c’est que l’Éternel ne va pas me laisser et que je vais toujours être le premier de ma promotion au Prytanée militaire. Arrivé là bas, je veux être un médecin militaire », confiait la semaine dernière, sur une chaîne de télévision, Triomphe Eliel Godogoé, premier du Bénin au Certificat d’études primaires (CEP), session 2020. Mais contre toute attente, hier 26 août 2020, son nom n’était pas sur la liste des 36 admis au concours d’entrée au Prytanée militaire de Bèmbèrèkè. Choc psychologique pour le petit garçon et son entourage ! Lameteo est allé à la rencontre de Raoul Kouakou Satondji, psychologue clinicien, qui analyse l’échec de ce brillant garçon et donne des conseils pour son accompagnement psychologique.

Triomphe Eliel Godogoé, premier du Bénin au Certificat d’études primaires (CEP)

Que se passe t-il dans la tête du premier du Bénin qui échoue au concours d’entrée au Prytanée militaire ?

Raoul Satondji : « C’est avec beaucoup de peines et de déception que j’accueille l’échec de ce garçon qui a un bon potentiel de mon point de vue et qui mériterait naturellement de réussir à ce concours d’entrée. Donc si moi je l’évoque avec déception et peine c’est que j’imagine qu’à son niveau il est un peu déçu parce qu’il était véritablement très sûr de pouvoir réussir à cet examen. Si je me réfère un peu à ses dires, il avait foi, il avait confiance et il espérait. Donc au niveau de son mental, il doit sérieusement prendre un petit coup parce que quand on s’implique, on a autant d’engagement, autant d’engouement pour quelque chose et que finalement on arrive pas à l’obtenir cela est un peu difficile. »

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Comment gérer cet échec au niveau de la famille et de la société qui a découvert ce brillant garçon ?

Raoul Kouakou Satondji, psychologue clinicien

« Je pense que ce n’est pas une fatalité et c’est une possibilité aussi de comprendre que l’échec aussi existe. Et je ne pense pas que cet enfant a échoué. Il n’a pas pu simplement entrer à l’école militaire conformément à ses souhaits. Mais cela ne l’empêche en rien de devenir médecin comme il le veut et à l’avenir, devenir médecin militaire il a donc beaucoup de possibilités pour devenir ce qu’il a prévu. Ce qui est important pour lui, c’est que cela ne soit pas un objet de déception et qu’il baisse les bras et donc j’appelle surtout l’attention de son environnement, de ses parents d’abord à l’encourager, à le motiver pour lui faire comprendre que rien n’est encore jouer, tout est possible dans sa vie, qu’il peut tout réaliser et faire ce qu’il veut. Surtout qu’il a déjà un très bon potentiel intellectuel élevé, un intellectuel précoce et donc sur cette base là je ne pense pas qu’il y a grand dommage. Mais cela dit ce qui se passe chez ce type d’enfant c’est un peu la déception et l’ennui et notamment le regard que les gens voudraient porter sur lui en terme de dérision. Donc il a besoin du soutien de ses parents, de ses encadreurs, de ses enseignants pour comprendre les raisons ou les contextes dans lesquels il a probablement échoué et donc le remonter, le motiver afin qu’il relève le challenge parce qu’il y a d’autres challenges afin qu’il continue de travailler, afin qu’il ne change pas sa méthodologie, afin qu’il ne soit pas traumatisé pas ce simple incident de parcours. Donc j’en appelle aux parents de l’accompagner, de le motiver, de tout faire pour qu’il continue de garder l’entrain qu’il a et qui l’a présenté et qui a fait qu’il a été révélé en tant que premier du Bénin.»

Lire aussi http://www.lameteo.info/2020/08/27/benin-liste-des-36-admises-au-concours-dentree-au-lycee-militaire-des-jeunes-filles-de-natitingou/

Quelle leçon ?

« Que cet incident lui serve d’exemple pour pouvoir relativiser dans la vie parce qu’il était très sûr de lui et n’aimait pas que les choses soient fausses ou pas. Cette tendance là, il faut qu’il apprenne à nuancer dans la vie. »

Propos recueillis par Venance TONONGBE

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