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Bénin – Débauche en milieu scolaire : parents auto-confinés, apprenants excités!

Alors même que le Covid-19 bat son plein et que l’auto-confinement est devenu l’arme de survie, nos apprenants ont trouvé secours dans le sexe. Sur la toile enrhumée par le coronavirus, des élèves de certains établissements scolaires du Bénin ont voulu inscrire leur nom dans l’histoire des scandales sexuels.

Fellations, caresses, baisers, tripotage de seins et de fesses, ces apprenants en ont mis plein la vue aux internautes. Le comble, de la débauche, ces obscénités se déroulent en pleine salle de classe, comme pour dire savoir ôte-toi pour que le sexe s’y mette. Sexion d’Assaut, le groupe de Rap français avait tôt fait de dire que « la mort n’arrête pas l’amour ». À leur suite, ces apprenants semblent vouloir nous dire «corona ne nous empêchera pas de goûtter au virus du péché originel». Dans l’ambiance de fin du monde apocalyptique générée par ce qui sera sûrement la maladie du siècle, ces âmes frivoles ont choisi de se noyer d’abord dans le déluge érotique avant même que le déluge covidien ne les emporte. Le message de ces mômes sûrement en proie au désespoir du slogan de la très prochaine fin des temps est clair : il n’y a que ce que vous avez mangé qui vous suit dans la tombe. La société policée et fortement dosée de tabous en tous genres des adultes a montré ses limites avec la faillite des baraques de Dieu face au Covid. Dans ces actes de pornographie made in Benin, l’école, notre surmoi social a simplement subi la loi du moi social. Ces scènes érotiques nous renvoient l’image de notre société en pleine putréfaction malgré les tintamares bibliques, les psalmodies coraniques et l’authenticité vantée de nos valeurs culturelles.

Capture d’images dans l’une des vidéos

Pendant donc que pères et mères se confinent pour échapper à la faucheuse et que les enseignants désertent sûrement la chapelle pour la même cause, l’avenir se rit allègrement du Covid-19. Foulant au pied mesures préventives et précautions anti mort, nos jeunes pousses croquent la vie à beau sexe. À l’excitation de la peur de la mort, ils ont préféré faire place à l’excitation pour la jouissance. Ils ont préféré jouir avant qu’un matin peut-être par malchance, on les déclare comme des cas du Covid-19 et que mort s’en suive, sans qu’ils n’aient pu jouir de cet interdit qu’on dit toujours être réservé aux adultes. Alors, parents confinés, continuez à broyer la peur du coronavirus, pendant que les enfants sont dans la nature du fait de nos erreurs d’appréciation. Eux, là-bas, sauront trouver l’excitation nécessaire pour en rajouter à votre psychose sur la toile. Si la maladie ne vous tue pas avant, vous sortirez du confinement avec une tension qui fera exposer le thermomètre. Ce n’est pas la faute au Covid-19, tout cela se passait sous vos nez sans que vous n’y prêtiez attention. Remerciez plutôt ce mal de vous le révéler pendant que votre attention est maintenant plus soutenue.

Raoul HOUNTONDJI

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1 Commentaire

Alex mars 31, 2020 at 10:28

Je salue la plume du rédacteur… C’est top, collègue !

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