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Économie funéraire : L’urgence de discipliner les “vendeurs de la mort”

Nous avons fait le tour de Cotonou pour observer les activités des prestataires des services funèbres. Nous avons particulièrement observé les fabricants de cercueils qui le font à ciel ouvert, à proximité des maisons habitations, des restaurants et même sur la voie publique. C’est ce capharnaüm des fabricants de cercueils qui nous a fait dire qu’il y a urgence de discipliner ces « vendeurs de la mort ».

Exposition à Cotonou, capitale économique du Bénin, au bord de la rue

Ce sont des vendeurs de la mort parce que le degré de banalisation qui anime ces fabricants de cercueils dans la ville de Cotonou, donne l’impression que pour ces deniers, la mort des semblables est à souhaiter et à mettre à profit.

C’est pour cela qu’ils fabriquent ces coffres pour les corps inertes sans tenir compte des sensibilités et même de la décence. Personne ne nie que l’être humain ne mourra pas. Au contraire, des personnes perdent leurs vies tous les jours dans les formations sanitaires, sur la voie publique comme dans les domiciles. Ce n’est pas pour autant que la fabrication des cercueils doit se faire sur la voie publique, comme notre équipe de reportage l’a observé dans les quartiers de la ville de Cotonou. En partant de l’étoile rouge pour le Carrefour Toyota, plusieurs points de fabrication et d’exposition de cercueils, vous rappellent que vous avez déjà vécu longtemps et que vous deviez songer à mourir pour que cela leur procure des recettes. En dehors de cette voie, la fabrication des cercueils se fait à ciel ouvert dans bien d’autres quartiers comme si on voulait faire savoir au riverains que : « c’est vous que nous attendons » .

Une exposition indécente

Parce que la mort reste et la nature a su bien la faire, une chose dont on ne sait ni le jour ni l’heure.
La fabrication des cercueils devrait donc se faire dans un cadre clos, mais connus parce que des besoins en service mortuaire sont fréquents. Il est donc à souhaiter que la mairie de Cotonou entame des rencontres avec les fabricants des cercueils pour les inviter à accomplir leur métier dans un cadre approprié. Les services funèbres ne sont pas des services qui ont besoin de promotion comme le font les autres prestataires. C’est une affaire de bon sens. À souligner qu’en 2018, dans le Couffo, le préfet du département du Couffo, Christophe H. Mègbédji, dans un communiqué radiodiffusé, avait rappelé à tous, que non seulement la pratique est contraire à la morale et aux lois et règlements de la République du Bénin, mais aussi, qu’elle est formellement interdite.

Mathieu Toko

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