La communauté internationale : ce pyromane qui menace la paix mondiale !

Lybie, Syrie, Yémen…, ce sont là, quelques brasiers savamment allumés puis entretenus par la bien nommée communauté internationale toujours en train d’allumer et de faire semblant d’éteindre ces feux qui consument par ses initiatives. Elle, parlant de cette communauté dite internationale, c’est l’ensemble constitué par les déclinantes grandes puissances mondiales et les petits Etats suivistes qui ne savent que dire oui pour ne subir la foudre des premières. Son rôle, faire et défaire la géopolitique internationale au gré de ses humeurs, mais surtout de ses intérêts souvent plus précieux que les vies humaines. Ainsi, pour du pétrole, Sarkozy soutenue par elle, a mis le feu à la Lybie au prétexte falacieux de vouloir libérer ce pays du dictateur Kaddhafi. La suite,on la connaît. La Lybie est toujours à feu et à sang et le peuple lybien, toujours aux abois. Par l’initiative de la très intéressée communauté internationale, le même scénario sanglant s’est répété en Syrie. A la fin de sept ans de guerre alimentée par les armes et les intérêts financiers occidentaux, ce pays est aujourd’hui un tas de ruine où les quelques survivants cueillent difficilement leur survie sur l’arbre pénible des jours indigents. Non loin de là et avec la bénédiction de la belliqueuse communauté internationale, l’Arabie Saoudite éventre le Yémen depuis plus de six ans en semant la désolation et la souffrance dans les populations civiles. Et comme si assez de sang n’a pas encore coulé comme ça, c’est maintenant le Venezuela qui est dans le viseur de la nébuleuse internationale. Sous embargo depuis le Président Hugo Chavez, ce pays qui tient tête aux USA connait une crise économique sans précédent. C’est dans ce contexte socio-économique particulier que Nicolas Maduro s’est fait réélire en mai 2018 à la tête du pays. Une réélection contestée qui est aujourd’hui le prétexte agité par le Président américain Donald Trump pour exiger le départ de Maduro, un Président tout de même élu. Comble de l’ingérence quand on sait que l’élection de Trump elle-même est toujours remise en cause du fait d’ingérences russes pour lesquelles de ses collaborateurs sont encore auditionnés par le Sénat américain. Pendant ce temps, d’autres présidents mal élus sont adoubés par le potentat des grandes puissances. Le cas le plus récent est celui de Félix Tchisekedi dont l’élection à la tête de la RD Congo est toujours contestée par Martin Fayulu donné vainqueur par la Cenco. Au demeurant, la communauté internationale, au gré de ses intérêts à peine déguisés, met le feu où bon lui semble et revient jouer le sapeur-pompier, l’Irak est actuellement en chantier au nom d’une reconstruction chèrement concédée aux Irakiens. Cette attitude condamnable n’est pourtant pas de nature à favoriser la paix prétendument recherchée par cette même communauté internationale à coup de résolutions onusiennes et de fonds d’investissements. Au regard donc de ces nombreux foyers de tension où périssent encore de nombreuses vies innocentes, la communauté internationale devrait se garder d’allumer un autre feu. Le pétrole, les ressources minières et minéralières sont certes importantes pour la croissance économique de ces puissances porte-étandard de la communauté internationale. Mais les acquérir au prix de milliers de vies innocentes est une ignominie assimilable à un crime contre l’humanité. La cour pénale internationale devrait regarder de ce côté là aussi. Cela pourrait, peut-être, réduire les appétits belliqueux des potentats occidentaux qui exportent la guerre partout.

Raoul HOUNTONDJI